03 mai 2016 ~ 0 Commentaire

Histoire de l’Algérie par les timbres 7/10 : Premiers résistants et réformateurs

 

Résistance d’Ahmed Bey (1836-1848)

Né à Constantine vers 1784, il est le dernier Bey de Constantine et l’une des grandes figures de la résistance au colonialisme dans l’Est de l’Algérie, de 1836 à 1848. En 1826,  il fut désigné par le Dey Hussein comme Bey du beylik de l’Est.
Lors de l’expédition française de 1830, il se trouvait à Alger et après Ici chute de la ville suite à la bataille de Staouéli le 19 Juin 1830, il rentra à Constantine. Une expédition contre Constantine sous le commandement du Maréchal Clauzel, regroupant 8700 hommes arrive à  Constantine le 21 novembre 1836. Après trois jours de combat, les 21, 22 et 23 Novembre, l’armée française se replia le 24 novembre 1836. L’état major français décida de mener une deuxième expédition sous le commandement du comte de Damrémont, le 1er Octobre 1837, avec combattants, d’une importante artillerie commandée par le Général Valée et d’un corps de génie. La ville de Constantine tomba le 13 Octobre 1837 en ayant subi un nombre important de pertes matérielles et humaines. Hadj Ahmed Bey sortit de la ville avec nombre de cavaliers, rassembla des tribus de la région et se dirigea vers les Aurès pour se rendre après à Batna, à Menâa, à Biskra et à Ouled Derraj tout en incitant les populations à la lutte et au combat. En juin 1848, et après une longue période de résistance, Ahmed Bey se rend. Il fut assigné à résidence à Alger jusqu’à sa mort en 1850. (Voir dans « Djazairess » un article de Djilali Sari, publié dans « Le Quotidien d’Oran » le 30 – 12 – 2015, Les mémoires de hadj Ahmed Bey. URL http://www.djazairess.com/fr/lqo/5223065).

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Timbre de novembre 2007 de Sid Ahmed Bentounés

 

Journée Internationale de la Femme.
Résistance de Lalla Fatma N’Soumeur
(1830 – 1863)

Lalla Fatma N’Soumer, de son vrai Fathma Sid Ahmed Ou Meziane, est une personnalité algérienne de la résistance des Kabyles du Djurdjura à la conquête de la Kabylie par la France dans les années 1850.  Elle est arrêtée le 27 juillet 1857 dans le village de Takhlijt Ath Atsou, près de Tirourda et incarcérée. Placée ensuite en résidence surveillée à Béni Slimane, elle y meurt en 1863, à l’âge de trente-trois ans, éprouvée par son incarcération et affectée par la mort de son frère en 1861.(Voir « Wikipédia » - URL  : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lalla_Fatma_N%27Soumer.)
Voir également, sur ce même blog, la page du 10 novembre 2015, sur« Lalla Fatma Nsoumer, résistance kabyle »

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Timbre de mars 1998, de Kamardine Krim
et enveloppe du premier jour d’émission

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130 ème anniversaire de la résistance
de Cheikh El Mokrani (1871 – 1873)

Mokrani fils d’El Khalifa El Hadj Ahmed El Mokrani a fait partie des forces d’Ahmed Bey. Après la mort de son père en 1853, il lui succéda dans le poste de Bach Agha. A la suite de la proclamation du décret portant suppression du régime militaire et son remplacement par un régime civil, Cheikh El Mokrani présenta sa démission de ce poste. Le 16 Mars 1871, il commença son offensive vers Bordj Bou Arreridj avec une armée constituée de 7.000 cavaliers pour s’étendre à d’autres régions du territoire. Il fut mortellement blessé à Oued Soufflât dans la région de Ain Bessam (wilaya de Bouira), transporté en cachette vers la Qalâa de Béni Abbes et enterré dans le cimetière de ses ancêtres. La révolte s’est poursuivie après sa mort jusqu’à la fin janvier 1873, par son frère Boumezrag El Mokrani, déporté en 1874 en Nouvelle Calédonie.

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Timbre de novembre 2001, de Sid Ahmed Bentounés
et enveloppe du premier jour d’émission

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Résistance du Cheikh Mohamed
Ameziane Belhaddad (1790 – 1873)

Né au village de Seddouk Oufella aux environs de 1790. Après l’école coranique, il s’affilia à la zaouïa des chechtoula aux Ait-smaïl (Boghni, Tizi-ouzou), il se consacra à l’étude du soufisme. Il est revenu à Seddouk où il fut choisi par la population pour être Imam et enseignant à la mosquée. Il leva une armée estimée (selon les sources) entre 200.000 et 300.000 hommes, en confiant le commandement à ses deux fils. Le 13 Juillet 1871, il fut mis en résidence surveillée à Seddouk par l’administration coloniale pour être conduit le 18 Juillet 1871 à Bordj-Moussa (actuel musée de Bejaia), et fut condamné à 5 ans de prison. Il décède le 29 Avril 1873 à la prison d’El-Koudiat (Constantine) à l’âge de 83 ans.

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Timbre de avril 2007, de Sid Ahmed Bentounés
et enveloppe du premier jour d’émission

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120 ème anniversaire de la résistance
de Cheikh Bouamama (1881 – 1908)

Né en 1833 à Moghrar Tahtania dans la région d’El Bayadh.  Il étudia à l’université « Kairaouane » . Il fonde sa Zaouia qui a rassemblé les Ouled Sidi Echeikh et unifie les courants des confréries  « Rahmania  » et  » Derkaouia « . Il fait de Moghrar Tahtania une base militaire et érigé 32 tours ceinturées d’une muraille ainsi qu’un cardan solaire pour réguler la garde. Il mit en place un atelier de fabrique d’arme. Son premier fait d’armes sera marqué par l’arrêt des travaux du chemin de fer près de AinSefra. Le soulèvement prit une tournure militaire avec les accrochages sur le terrain : 34 batailles furent menées durant les années 1881 à 1903. La bataille de Chellala, à 80 Km de Ain Defla, fut la plus meurtrière. Des bataillon entiers dirigés par le Général Ditri subirent d’importantes pertes. Il meurt le 7 octobre 1908 à Ain Sidi Mellouk.

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Timbre de novembre 2001 de Sid Ahmed Bentounés.
et enveloppe du premier jour d’émission

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Cheikh Abdelhamid Ben Badis (1889-1940)

En 1908, Ben Badis étudia à l’Université Ez-Zitouna à Tunis, puis en Orient. Trois ans après son retour, il fonde, avec la collaboration de Cheikh Embarek El Mili, une première école libre pour l’éducation des jeunes et la propagation de l’arabe. En 1926, il commença à écrire dans la revue Annadjah. Peu après, il fonda la revue Echihab. Il fut aussi le principal créateur de l’hebdomadaire El Bassaïr (les visions de l’avenir) qui était l’organe officiel de l’Association des oulémas. Penseur, orateur, journaliste, humaniste, homme politique, écrivain réputé, c’était un esprit universel.

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Timbre de Bachir Yellés de avril 1979
et enveloppe du premier jour d’émission

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Journée de la Science – le 16 Avril.
Cheikh El Bachir El Ibrahimi (1889 – 1965)

Timbre édité à l’occasion de  la Journée de la Science – le 16 Avril. Religieux et réformiste musulman, El Ibrahimi est né dans la wilaya de Bordj-Bou-Arreridj, à cinquante kilomètres au sud-ouest de de Sétif, dans le village de Ouled Brahim. Il rejoint sa famille à Médine, qui y était installée depuis 4 ans et y est resté 5 ans. Il est revenu, ensuite, en Algérie, où il a donné naissance, avec son compagnon Cheikh Ben Badis, à l’Association des Oulémas Musulmans Algériens .Il est  mort en 1965, en laissant plusieurs ouvrages en langues, littérature et religion.

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Timbre de avril 1981 de Bachir Yellés.
et enveloppe du premier jour d’émission

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Association des oulémas musulmans algériens

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Mouvement historique actif dans la vie politique et religieuse de l’Algérie. dont le mot d’ordre était « L’islam est notre religion, l’arabe notre langue et l’Algérie notre pays« . Leur programme était à la fois religieux et culturel. Au point de vue religieux, ils ont voulu ramener l’islam algérien à sa pureté originelle, rejetant les rites malékites (écoles du droit classique musulman, majoritaire en Afrique du Nord et de l’Ouest) et luttant contre les superstitions et le fétichisme, partant en croisade contre les « marabouts » et les « zaouïas« . Au point de vue culturel, ils ont contribué restaurer la communauté islamique, en rapprochant sunnites et chiites autour du point de vue sunnite, arabophones et berbérophones, Sur le plan politique, ils représentaient la tendance arabo-islamique dans le mouvement national algérien.

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A gaucheCheikh Embarek El Mili, né à Milia (wilaya de Jijel), le 26 mai 1889. Il fit ses études à la mosquée Ez-Zitouna (Tunis). Membre de l’Association des Ulémas Musulmans Algériens, il en fut le trésorier et devint l’un de ses membres les plus éminents,  surnommé le « philosophe de l’Association des Ulémas ». Ecrivain (en arabe), journaliste (« Al Baçaïr ») et historien (notamment « Histoire de l’Algérie de l’antiquité à nos jours »). Il décède le 9 février 1945.A droite, Cheikh Larbi Djedri Tebessi, de son vrai nom Ferhati Larbi, naquit en 1895 . Après des études primaires à la zaouïa de Nefta (Tunisie), puis à la mosquée Ez-Zitouna (Tunis) et au Caire. Membre  de l’association des Ulémas Musulmans Algériens, il en fut nommé secrétaire général en 1953, puis vice-président après la mort du fondateur, Cheikh Ibn Badis et président après le départ de Bachir El Brahimi vers l’Orient. Arrêté en 1943, emprisonné en 1945 à la suite des événements du 8 mai 1945, il fut, en 1957, enlevé par des civils, déguisés en parachutistes de l’armée française et assassiné, son corps n’ayant jamais été retrouvé. L’université de Tébessa porte son nom.

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Cheikh Ahmed Hamani est né le 6 septembre 1915, dans la région de Aziar (wilaya de Jijel). Il fréquenta l’université Ez-Zitouna de Tunis. Arrêté et emprisonné durant la guerre de Libération nationale, il ne sera libéré qu’au mois d’avril 1962 à la faveur du cessez le feu. Décédé en 1998, à l’âge de 83 ans. Durant la décennie noire, il s’est élevé contre l’assassinat des Algériens au nom de l’Islam et condamné le combat mené par un musulman contre un autre musulman.

 

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Du groupe des six à Boumedienne

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