09 mars 2016 ~ 0 Commentaire

Peintres algériens 21 : Azwaw Mammeri

 

Le petit-fils de Azouaou Mammeri

00.portrait

Photo Med Tabeche, 2010

Biographie

Azwaw Mammeri est né le 24 septembre, une semaine après le décès de son
grand-père, Azouaou Mammeri. Azwaw connaîtra son grand père à travers
les tableaux et les récits de sa grand-mère paternelle, Aziza Mammeri,
excellente conteuse. A la suite du bombardement de Larbâa qui, en 1956,
a détruit la ferme des Mammeri la famille s’exile au Maroc. Ses parents
entretiennent des rapports étroits avec Mr et Mme Gaty, couple d’Algériens
établis au Maroc et amis du grand-père. Mme Gaty est peintre. La famille
d’Azwaw rentre au pays. Les Mammeri font un séjour aux Issers chez la
grand-mère maternelle d’Azwaw, Mekioussa Aberkane, issue d’une famille
d’artisans bijoutiers de Béni Yenni, Le père d’Azwaw est nommé à un poste
de haut fonctionnaire au ministère de l’Agriculture. Les Mammeri s’installent
dans un logement de fonction au Jardin d’essais du Hamma, à Alger. En
1964 Les Gaty rentrent en Algérie. Azwaw se familiarise avec la peinture
de Mme Gaty. Celle-ci, n’ayant pas eu d’enfants, développe des rapports
privilégiés avec les enfants Mammeri. Elle offre à Azwaw chaque année
un livre d’art où il découvre Kandinsky, Picasso, Delacroix, etc.
Jusqu’à 1976 Azwaw Mammeri poursuit des études primaires et secondaires
plutôt moyennes, peu attiré par l’enseignement classique. Il se passionne,
par contre, à chaque fois qu’il s’agit de dessiner des cartes géographiques,
des schémas de sciences naturelles, des graphes de fonctions mathématiques.
En 1974, les Mammeri s’installent à Bordj El Kiffan (الكيفا برج, ex Fort-de-l’Eau)
et en 1976 Azwaw entame une licence de français, sans grande conviction.
Il y acquiert cependant des outils de réflexion fondamentaux, conférant à sa
vision du monde profondeur et sens critique. En 1980, il est recruté au lycée
mixte de Mohammedia (El Harrach) comme professeur de français. Azwaw
n’hésite pas à participer à une exposition collective où il présente quelques
œuvres. C’est sa première exposition. En 1987 Azwaw abandonne l’enseignement
pour un poste de chargé des affaires culturelles à la Wilaya d’Alger. Il est nommé
alors conservateur du musée de Bordj El Kiffan, ancien fort turc dont il est chargé
de superviser la réhabilitation. Mais ce projet ne verra jamais le jour. La même année,
il est chargé d’organiser le festival de la bande dessinée, où il fait la rencontre des
bédéistes algériens les plus renommés de l’époque dont Slim, Maz, Melouah, Ait Kaci.
Il découvre leur   art, leurs techniques de dessin et leur approche. (D’après « Kabylie
Djurdjura »
– Overblog – http://djurdjura.over-blog.net/2015/10/azouaou-
mammeri-le-second.html
).

 

Principales expositions

-  Université de Bab-Ezzouar (uthb), Alger, 1989
-  Centre culturel de Bordj-el-Kiffan/association Tisuraf, Alger, 1990-
-  Spirale bleue, espace Frantz Fanon, Alger, 1991
-  Acte Vie, galerie El-Wassiti, 1998. 

Critiques

« La diversité de son expression artistique recèle aussi une formidable énergie, révèle le foisonnement de   l’inspiration, puise dans une incroyable variété de sujets, et doit se comprendre comme une force de conjuration : contre la mort, contre l’amnésie. Au-delà de sa réflexion et de son engagement pour une mémoire citoyenne, Azwaw reste avant tout un extraordinaire inventeur de formes, d’images, de visions » (« Multiple azwaw » URL : http://www.cairn.info/zen.php?ID_ARTICLE=LPM_004_0079).

« La densité monumentale qui ressort des meilleures compositions caractérise le mieux son approche de la réalité. L’équilibre des détails et l’harmonie des différents volumes architecturaux donnent une sensation de vacuité matérielle perceptible et de stabilité. La division de son espace est soulignée par le contraste brusque de tons chauds et froids, de teintes claires et légères ». (Amrani Djamal, « Multiple Azwaw« . La pensée de midi 1/2001 (N° 4) , URL : www.cairn.info/revue-la-pensee-de-midi-2001-1-page-79.htm).

Azwaw Mammeri intitule son œuvre « Les porteurs de lumière« . A bien observer chacune des peintures, l’on est aussitôt attiré par un détail que l’on ne peut relever que si l’on y est attentif, celui de la luminosité qui s’en dégage dans un jet éblouissant. Cette charge lumineuse, trait caractéristique, éclaire les couleurs en leur attribuant des tons feutrés et emplis d’une sensualité mélancolique qui, à leur tour, dessinent la « géométrisation » de l’espace dans une ponctualité instinctive. D’où vient cette luminosité? Elle découle de l’astre solaire qui, source d’énergie permettant la régénération, est fixé aux cimes célestes. Le soleil, symbole de la renaissance, est représenté dans certains tableaux ; dans d’autres, en revanche, il ne figure pas, mais on le ressent grâce à des indices comme la réverbération de la lumière sur les masques représentés » (Yacine Idjer, Publié dans « Info Soir » du 16 – 03 – 2005. URL : http://www.djazairess.com/fr/infosoir/28776).

Azwaw Ali Mammeri   laisse sa créativité s’exprimer en toute liberté. Ses œuvres traduisent une réalité mouvante, à la fois terriblement proche du vécu et infiniment mystérieuse. Ses recherches aboutissent à une sorte d’obstination avec laquelle il   ajoute à sa matière du bois, du plâtre, du tissu aux couleurs éclatantes… de sorte qu’il restitue non par l’image, mais par l’ambiance, le sujet qui l’a inspiré. Azwaw s’empare du réalisme en prenant soin d’évincer les détails anecdotiques au profit d’un minimalisme architecturé, souvent réduit à des structures géométriques extrêmement simplifiées. La peinture à l’huile chez Azwaw Ali Mammeri est faite de blessure et de nostalgie, complexe découpage de l’espace par des trames incertaines, de  formes géométriques, carré, cercle , triangle puis peu a peu des figures, mais fragmentées, éparpillées, démultipliées comme par de complexes prismes, réverbérées en d’interminables échos, en une rythmique qui appellerait à des   correspondances musicales. Des spirales, des signes, tatouages aussi créent une ambiance et donnent un aspect émouvant en situant l’œuvre, empreinte parfois de rituels, de symbolisme, remues les notions du temps, de communication, de désir, de   contact… de désir tout court. Matière gluante à la couleur sobre, le goudron que ce peintre utilise pour exprime ».(Orient Espace - URL : http://www.orientespace.com/azwaw-ali-mammeri-v15-951).

Déclarations

-  « Mon but, à travers la peinture est d´exprimer la spiritualité non sacralisée » (Le quotidien « L’expression » – dz.com - http://www.lexpressiondz.com/culture/2080-quand-broussard-rencontre-azwaw.html).

-  Parlant de son nouveau « jet » pictural, de ces traits, cette texture, cette dualité du noir et blanc, ces ocre, rouge et jaune… « je les ai pris de la terre, ce côté argile, artisanal, je me suis inspiré de la poterie ». (« L’expression », op. cit.).

 Aperçu de son œuvre

01.acte-vie.

Acte et vie

02.madone

Madone, d’après Michel-Ange

03a.tigesa.PNG

Composition de masques et de sculptures
sur tiges de palmier.

03b.tigesb.

Tiges de palmier (ci-contre)
Détail

04.azwaw.

05.azwaw

06.azwaw.

07.azwaw

08.azwaw

09.aMam

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