03 mars 2016 ~ 0 Commentaire

Peintres algériens 19 : Souhila Belbahar

 

 

 

 

 

 

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Biographie sommaire

Née le 17 février en 1934 à Blida, au sein d’une famille d’artisans-brodeurs, c’est grâce à la bienveillance d’un parent, l’écrivain Tewfiq el-Madani, que Souhila Belbahar a pu donner libre cours au raffinement de son art. Elle fit ses premiers pas dans la peinture du chevalet à l’âge de 17 ans. Elle inscrit sa propension picturale dans le réalisme ou l’art du figuratif. Ainsi, portraits, paysages et natures mortes feront partie de sa   première collection. Ce n’est qu’en 1971, à l’âge de 37 ans que Souhila   Belbahar tient sa première exposition, à la galerie Mouloud Feraoun, à Alger. C’est Toufik El Madani qui l’a orientée vers l’écriture arabe et lui a appris comment développer une arabesque. Au cours de son parcours artistique, sa gestuelle et son style évoluèrent. Elle refuse de faire ce que les autres font et préfère situer ses œuvres dans le semi-figuratif ou le figuratif. Ses thématiques, elle les puise du terroir des régions algériennes, en immortalisant des scènes qui relèvent du patrimoine matériel et immatériel. Souhila met en gestation des scènes qui éclatent par la suite, au gré de l’humeur de l’instant.

Ses déclarations

« L’art m’a appris la   liberté de penser, d’exister, d’aimer et d’accepter les autres, le combat   valais la peine
et s’il fallait recommencer, je recommencerai. »
« La peinture a été pour moi une ouverture de grande importance : exister   à partir d’un travail personnel. »

« Avec le temps, je suis arrivée à cultiver cette symbiose entre l’œil   et le geste« .

  « Ce qui me mettait en confiance et m’encourageait à persévérer,   en laissant libre cours à mon instinct de femme. »
« Je tiens en permanence à fouetter mes méninges…Je lisais beaucoup sur   la vie et les œuvres de grands peintres.
Cela me donna matière à épouser une   démarche picturale »,
« L’artiste qui opte pour l’art abstrait doit être honnête ».
« J’engage une sorte de complicité avec ma toile (…). Je sais où je vais   aller mais je ne sais jamais où je vais terminer »,
« Je pense que   tout parcours est un aboutissement mérité à tout travail  fourni.   L’émotion est difficile à retenir
devant les prouesses artistiques d’une   jeunesse douée et créative ».
« C’est par le travail qu’on   arrive à une simplification des formes pour mettre en évidence la ligne afin   qu’elle touche ».
« Elle (la peinture) devint mon refuge, mon jardin secret,   la possibilité de créer, de penser. Mon art a été pour moi une
raison d’être,   d’exister, un plus qui, rajouté à l’affection de mes proches, est devenu un   autre enfant qu’on a fini
par adopter »

 

Appréciations

 

Souhila a été l’une des premières artistes peintres algériennes à se préoccuper de l’état de santé de la Terre, par conséquent, de l’environnement- un engagement dans lequel elle a impliqué son entourage. Cet engagement est principalement exprimé dans son installation sculpturale « La Mer(e) Méditerranée ». (Wikipédia)
« L’univers de Souhila Belbahar fut certes pendant longtemps empli de la rumeur radieuse des êtres, de leur tendresse et de leur passion, des courbes enchanteresses et sensuelles de végétaux imaginaires, un univers terrestre idéalisé en somme. Aujourd’hui, elle choisit, libre et émancipée, d’explorer un monde plus ésotérique où les dimensions sont renversées, les rapports contrés, d’où la féminité qui l’a si souvent appesantie, est proscrite. » (Dalila Mohammed Orfali, conservatrice en chef et directrice du Musée national d’Alger (catalogue de présentation « Révélation », 2009)).
« … Un trait ondulatoire, tout en finesse, qui s’élance en lignes courbes, puis se rejoint quelque part pour aboutir au corps de la   femme. » (Algérie-Actualités, mars 1984, exposition au Musée National des Beaux-arts).
« La production abstraite de Souhila ne manquera pas de surprendre, de décontenancer ceux qui aiment reconnaître en ses bouquets, en ses femmes-pétales, en ses études rupestres  comme une marque de fabrique infaillible, consciente du fait que son geste sciemment rééduqué peut engendrer questionnements, voire malentendus, de la   part de ses… inconditionnels. … Mais sa technique actuelle n’a évolué qu’avec le temps pour aboutir à l’abstrait. Elle n’est pas née abstraite. Elle a abouti à cette tendance méthodiquement, par une défiguration progressive du réel. » (Lalla Ghazwana, blog, op. cit.).
« Que ces dernières (ses créations) soient issues du sable dense ou des végétations enchanteresses, d’un au-delà mirifique ou de la clarté rupestre, des fleurs secrètes ou des femmes délivrées, de l’abstrait au figuratif, Souhila Belbahar s’est révélée, malgré sa discrétion, une artiste plasticienne flamboyante« . (Quotidien « L’expression« , Dz.com).
« La peinture de Souhila Belbahar trouve son chemin dans l’agencement recherché des vibrations des couleurs ; entre elles, les couleurs vibrent, s’effacent ou s’opposent pour trouver une place de choix. L’ensemble des tableaux exposés se décline sous la forme de rêve, de méditation et de découverte. Souhila Belhabar est la seule détentrice du secret ». (Djazairess, article de « El Wattan« , op. cit.).

 Expositions

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Souhila expose dans de nombreuses galeries, aussi bien en Algérie qu’à l’étranger. Ses œuvres figurent parmi les expositions permanentes au Musée National des Beaux-arts d’Alger et au Musée Dinet de Bou Saâda. Auteure d’affiches pour l’Union nationale des Femmes algériennes (UNFA), elle a été primée à de nombreuses reprises. En 1984 et en 2001, le Musée National des Beaux-arts d’Alger lui consacre une rétrospective. Le Ministère de la Culture l’a honorée en 2009.

1. Expositions personnelles

  • 1971, Crédit populaire à Alger
  • 1972, Galerie Mouloud Feraoun, Alger
  • 1973, Galerie Racim, UNAP, Alger
  • 1975, Galerie Municipale, Alger
  • 1975, Galerie des Quatre Colonnes, Alger
  • 1979, Ambassade de Tunisie, Alger
  • 1980, Galerie Racim, UNAP,  Alger
  • 1981, Centre Culturel de la  Wilaya d’Alger
  • 1982, Centre Culturel français  d’Alger
  • 1982, Centre Culturel espagnol  d’Alger
  • 1984, Musée National des Beaux-arts d’Alger, rétrospective
  • 1986, Bibliothèque nationale, Oran
  • 1986, Galerie Hamimoumna, Riadh El Feth, Alger
  • 1986, Hôtel Riadh Sidi Fredj,  Alger
  • 1986, Centre Culturel algérien, Paris
  • 1991, Palais de la Culture, Alger
  • 1992-1994, Hôtel Sofitel, Alger
  • 1998, Palais de la Culture, Alger
  • 2000, Musée des Beaux-arts d’Alger, rétrospective « Racim, mon identité – Delacroix, mon maître – Picasso, ma liberté« 
  • 2004, 2005 et 2006, Galerie Dar El Kenz, Alger
  • 2008, Musée National Nasreddine Dinet, Boussaâda
  •  2009, Galerie Mohamed Racim, Alger « Révélation« 
  • 2012, Centre Culturel français, Alger
  • 2012, Galerie Dar El-Kenz, Alger « Œuvres récentes« 
  • 2014, AXA Assurance Algérie, Alger
  • 2015, Galerie El Yasmine, Alger  »Mélomanie Picturale« 

2. Expositions   collectives

De 1972 à 2008. ; Collectif, Galerie Racim (Alger), (UNFA, Alger, Musée National des Beaux-arts, (Alger), Centre Culturel français, Alger, Première et Deuxième Biennales, Théâtre de Verdure Alger), Palais de la Culture (Alger), Galerie Isma Riadh El Feth (Alger),  Riadh El Feth, Salon de la Création (Alger), Sommet de l’OUA, Hôtel Sheraton (Alger), Galerie Dar El Kenz, Hôtel Aurassi (Alger), Salle Djazira, Belcourt (Alger), Bibliothèque El Mohammedia (Alger), Siège de la Sonatrach (Alger), Année de l’Algérie en France (Marseille), Rotary Club (Marseille), Collectif USA (Washington), Musée National Nasreddine Dinet (Boussaâda), Centre culturel de la Radio.

Ses œuvres

Femmes pétales

Les toiles qui reviennent le plus souvent chez l’artiste peintre sont celles de la collection « Femme pétale« , une série de tableaux mettant en valeur à travers des silhouettes de femmes toutes en couleurs, la beauté et la sensibilité féminines. Les femmes de Souhila Belbahar sont des artistes musiciennes passionnées d’instruments à cordes ancestraux, . représentées sous des traits végétaux, avec des formes identiques à celles des pétales ou des feuilles de fleurs ou de roses. Toutes ses créations dévoilent une femme à la silhouette pleine de grâce et de sensualité. La femme paraît chamarrée, légère dans ses   mouvements, à l’attitude souple et aérienne. La forme imaginaire de son corps lui confère la liberté du corps ainsi que de la féerie et du naturel. Les femmes de Souhila Belbahar des artistes musiciennes passionnées d’instruments à cordes ancestraux, tels que le luth, le violon… qui « sont délicatement mis dans les mains de silhouettes féminines gracieuses, couvertes de tenues visiblement traditionnelles aux motifs propres au caraco« . (« Djazairess » http://www.djazairess.com/fr/infosoir/140164).
« Les femmes de Souhila Belbahar sont des artistes musiciennes passionnées d’instruments à cordes ancestraux. Luth, mandole et violon sont délicatement mis entre les mains de silhouettes féminines gracieuses, couvertes de tenues visiblement traditionnelles aux motifs propres au caraco ». Lalla Ghazwana, op. cit.)

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Femme pétale

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Femme pétale

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Accueil du printemps

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Femme pétale

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Femme pétale

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Femme pétale aux bijoux

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Fibre maternelle – Gouache

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Femme pétale

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Femme pétale – Gouache

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Femme pétale

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Femme pétale

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Femme pétale

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Femme pétale

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Femme pétale

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Femme pétale

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Femmes d’Alger – 1999

Bouquets de fleurs

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Bougainvilliers

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Bouquet de pavot

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Bouquet insolite

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Roses – Jonquilles

Divers

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L’amirauté (Alger)

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Karakbou

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Epoque et civilisation

33Blida

Blida

34.premiers_cris-prem_rafales

Premiers pas, premières rafales

35.ST

Sans titre

36ST

Sans titre

37ST

Sans titre

Philatélie

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T02_enfant2.

- Timbre de1979, Année internationale de l’enfance, proclamée Année internationale de l’enfance par la 31ème session de l’Organisation des Nations unies. 1979 et 20èmae anniversaire de la Déclaration des droits de l’enfant.
- Enveloppe du premier jour.

T03_meres1

T04_meres2

- Timbre de 1974. En hommage à nos mères. Sélectionné par l’Unicef pour une carte de vœux.(1983).
-
Enveloppe du premier jour

T05

T06

Autres enveloppes du premier jour pour les timbres de Souhila Belbahar

Sources

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