23 février 2016 ~ 0 Commentaire

Peintres algériens 17 : Cherrad Mahieddine

 

Cherrad Mahieddine, plasticien et sculpteur

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Bibliographie sommaire

Cherrad Mahieddine, est artiste plasticien algérien, né à Alger le 2 août 1940 et décédé le 15 mai 2010, membre de l’union nationale des arts culturels.
Sculpteur, qui, à partir de feuilles de bronze, a façonné selon l’inspiration du moment des sculptures sur support avec de bas reliefs, autour de la thématique du patrimoine national et universel. Autodidacte, Mahieddine Cherrad s’est d’abord initié à la peinture. et après avoir fait quelques moulages est arrivé à la sculpture. « C’est dans la sculpture que Mahieddine Cherrad s’exprime, s’épanouit, s’élève et atteint l’ultime stade de la création » Le matériau qu’il s’approprie, dompte et façonne, sur lequel il transfère son imaginaire, ses visions intérieures, ses perceptions matérielles, est le bronze. La sculpture de Cherrad est l’expression d’abord d’un imaginaire, ensuite d’une sensibilité, puis d’une pensée. Triangles, ronds, angles et lignes, sur lesquels se greffent des bouts de métal, se croisent, se chevauchent et se côtoient pour dessiner un éventail, une chevelure ou les plissures d’une robe. Les symboles sont aussi utilisés pour les autres sujets dont les titres sont par contre très expressifs. Ouragan, Signes, Vents de sable, Identité et savoir, Profondeur et autres sont un concentré de symboles que le regard peine parfois à décrypter.

Appréciations

« Cherrad me rappelle ces artisans façonneurs du début du siècle pour qui la préparation à l’acte est déjà une étape de création ; peu importe la surface à traiter, le matériau, bois, bronze, pierre, marbre, peu importe l’instrument employé, ciseau, marteau, l’heure est à la confrontation, à l’exorcisation des formes qui conduisent la main; la taille, comme le modelage, inspire à tout être une sensation où se mêlent puissance  et soumission, sentiment de domination et sentiment d’humilité face à l’indicible effort de pénétration et de transformation de la matière. » (Dalila Mahammed-Orfali. Directrice du Musée National des Beaux Arts, 2002.)

« Rigueur, austérité, profondeur se dégagent de ses œuvres avec plus de liberté poétique qu’on ne soupçonne. Une recherche épurée de la forme et de la composition construite avec un sens de l’équilibre réussi dénote un nouveau comportement de l’artiste qui est en rupture totale avec le type d’art anecdotique qu’il pratiquait. » (Mohammed DjehicheDirecteur de l’école Nationale des Beaux Arts, Historien d’art, 2002)

« Cherrad se plaît à faire parler ses œuvres même si de prime abord, on bute devant l´opacité de leur incompréhension. Le savoir passe par la lecture des symboles. Tout compte fait, même si la signification de l´œuvre échappe à notre « intellect », reste l´attraction esthétique qui est toujours là, omniprésente. C´est peut-être là où réside le secret de la beauté chez Cherrad. Le beau demeure caché, invisible à l´œil nu, « abstrait » en somme. A chacun de déceler son « bonheur. » (Q . Hind, quotidien « l’expression », DZ.com, 15 avril 2003).

« Le bois, le marbre ou le métal ne sont qu’une pâte façonnée par un souffle de vie que des mains fébriles dirigent comme un éventail intelligent sur des braises impotentes. Des formes à géométrie variable, qui communient dans la limpidité des formes pour mieux trahir une réalité tronquée par sa propre complexité. Le relief exaspéré refuse de restituer une pensée obnubilée par l’exigence esthétique. Les enflures dégagent une sérénité révolue au moment où l’enthousiasme semble inonder la composition dans son ensemble. » (Mohammed Abbou, Ministre de la Culture 2002, Membre de la Commission Culturelle à l’Assemblée Nationale 2002).

Expositions

Expositions individuelles- Hôtel El Aurassi 1990 - Hôtel El Djazaïr- Palais de la Culture- Hôtel Sofitel 1992 - Galerie Bab el Kebir – Rabat 1993 - Maison de la Culture Mouloud Mammeri 1994

- Siège Union Bank 1996

- Galerie Dar El Kenz (Duo)

- Galerie Baya (Palais de la Culture 2002)

- Bibliothèque Urbaine – Mohammedia (2003)

Expositions collectives- Salon de la Création OREF 1988 - Galerie Skifa 1991 - Galerie El Mouggar 1992 - Ministère de la Culture / UNAC / OREF 1994 - Festival des Arts Plastiques –  Souk Ahras 1996 - Galerie Dar El Kenz (différentes expositions)

- Différentes expositions à l’étranger (Tunisie – Syrie – Emirat Arabe   Unis – France -Turquie)

- Ministère des Affaires Etrangères / Palais de la Culture / Galerie   Racim 1997

- Travaux à l’atelier de gravure algéro – italien, UNAC 2000

- Exposition à l’APN (Dar El Kenz) 2002

- Galerie Sonatrach (Hydra 2002

 

Productions principales

01.signes-basRelief_bronze

02.tassili

A gauche. Signes. Bas-relief en bronze. Divisée en plusieurs compartiments,   cette œuvre est truffée à juste titre de signes notamment de l´alphabet arabe   (la première et la dernière) et surtout toutes sortes de formes géométriques   (losange, carré, cercle).
A droite. Tassili. Paysage naturel féérique qui s´est imposé à travers les temps   comme une trace incontournable. Torturée, martelée et frappée, la feuille de   bronze présente les reliefs chaotiques d’un tassili sur lequel le ciseau de   l’artiste creuse les symboles figurant le sujet.

03.alif_noun

Ali Noun. Comme son nom l’indique, est empreinte
de   religiosité. Le marteau s’est chargé des bosselures
et plissures et le ciseau   a tracé dans le bronze les
«alif», les «noun» et d’autres lettres de   l’alphabet
arabe et un mot : Allah, en arabe. La religion est
présente et ses   symboles sont très expressifs

04a.femme

Femme

04b.mere-et-enfant

La femme et l’enfant

La pensée de Cherrad Mahieddine   est généralement habitée par un personnage récurrent dans ses sculptures, celui   de la femme. « Effectivement, le personnage de la femme est présent   quasiment partout dans mes œuvres. C’est inévitable. Car la femme dans la vie   est présente partout. Ce n’est d’ailleurs pas une obsession, c’est une   réalité manifeste et qu’on ne peut occulter ». (Yacine Idjer, « Info   soir » du 05/05/2004)

05.l-africaine

06.femme_cachee

« L’Africaine « (à gauche) est figurée par la couleur noire qui couvre la surface de la   feuille de bronze travaillée alors que « Femme cachée » (à droite) , sculpture sur   bois- est représentée par une forme galbée qui cache on ne peut mieux la   femme

07.la_vie

La vie

08.civilisation

Civilisation

09.signes2_bronze

Signes 2

10.Le_retour

Le retour

11.composition

Composition

12.talisman

Talisman

13ouragan

Ouragan

14.ascension_virtuelle

Ascension virtuelle

15.identite-et-savoir

Identité et savoir

16.totem-sculpt_sur_bois

Totem – Sculpture sur bois

17.hammam-1996

Hamman

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