19 janvier 2016 ~ 0 Commentaire

Artisanat algérien sur les timbres 2 : les poteries

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Poteries de Grande Kabylie
Ali Ali Khodja. 1966

Les poteries dans l’artisanat traditionnel en Algérie

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En Algérie, la poterie est différente d’une région à l’autre, résultat des diverses influences qu’elle a subi
au cours de l’histoire. Si les étapes de fabrication sont sensiblement les mêmes, le résultat est loin d’être
identique. A l’origine, les objets étaient fabriqués en famille et échangés entre voisins. La poterie modelée
est le corollaire des civilisations agraires et des peuples sédentaires, elle symbolise la mémoire d’une
identité collective.

En Kabylie, la poterie à usage domestique est un travail réservé aux femmes. Elle est faite d’argile de
différentes couleurs selon les gisements. La coloration se fait à base de kaolin ou d’oxyde ferro-manganique,
ce qui permet d’obtenir des teintes vives. La poterie a une utilité pratique mais aussi religieuse. Elle tient
aussi un rôle important dans les fêtes, notamment pour la cérémonie du henné. Support d’écriture, la poterie modelée (faite à la main) constitue la mémoire d’un savoir faire féminin ancestral.).

Dans les musées d’Algérie, la poterie provient de la Grande Kabylie, des petites Kabylies (Bougie, Sétif, Jijel,),
de l’Ouarsenis, de Constantine, du Chenoua (région de Tipaza) et de Nédroma. (willaya de Tlemcen)

La poterie berbère a été fabriquée dans toutes des régions peuplées du Maghreb et elle était destinée principalement à la consommation locale. Elle n’a pas donné lieu à des échanges avec des régions éloignées La décoration de la poterie berbère avec des motifs triangulaires apparaît dès la période romaine. Les Berbères connaissaient probablement, bien avant l’arrivée des musulmans, le tour du potier, qui permettait de fabriquer rapidement la poterie. Cependant, ils ont rarement produit de la poterie en très grand nombre à des fins commerciales.
Les plats sont en général modelés sur d’anciennes formes par pression de galettes d’argile molle suivie d’un lissage à la main humide. Le façonnage des poteries, jarres et gargoulettes, s’effectue en plusieurs phases en laissant s’affermir la partie inférieure qui sera complétée, avant le séchage, par des colombins d’argile que la potière étire d’une main tandis que, de l’autre main, elle retient à l’extérieur la partie travaillée.
Pour polir ces poteries, galets, coquillages et bois lisse servent alors de polissoirs. Réalisée à l’aide de pinceaux de poils de chèvre enserrés dans une boulette d’argile, la décoration intervient une fois que les objets ont été enduits de kaolin et d’argile sursaturée de fer qui donne une coloration rouge foncé.
L’oxyde de manganèse, brun noir violacé, permet, quant à lui, le traçage des décors. Après un séchage lent et homogène, la cuisson de la poterie s’effectue traditionnellement au printemps sans four et à feu ouvert.
C’est ainsi qu’au sein d’une faible cuvette délimitant le foyer, les poteries sont soigneusement déposées sur une mince couche de bois fin. Le tout est recouvert de bouse séchée servant d’isolant, calé avec du gros bois.
La cuisson dure une ou deux heures selon la taille des pièces. Amphores, plats, lampes à huile, pots ou gargoulettes, toutes les poteries ont une fonction utilitaire.

Poteries sur les timbres

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A gauche. Poteries algériennes. Premier jour d’émission 1. Gargoulette de Djemila (willaya de Sétif, Kabylie), Pot des Mâatkas (wilaya de Tizi Ouzou, en Kabylie, Lampe à huile des Aurès. Pot à traire les chèvres des Babors (Petite Kabylie). Kamardine Krim. 1984
A droite. Tradition et héritage. Premier jour d’émission 2. Silo à grains, meule à grains, pressoir à huile. Kamardine Krim. 1993.

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A gauche. Poteries d’Algérie. Premier jour d’émission 3. Poteries de Lakhdaria (ex-Palestro, willaya de Bouïra), de Larbâa-Nath-Irathen (ex-Fort national, Grande Kabylie), de Ouadhia (wilaya de Tizi Ouzou) et d’Aokas (à l’est de Bejaïa, ex-Bougie, petite Kabylie). Sid Ahmed Bentounés. 1995..
A droite. Artisanat. Poteries. Premier jour d’émission 4. Couscoussier et marmite de Lakhdaria, jarre de Larbâa Nath Irathen , (ex-Fort national, Grande Kabylie), petite cruche d’Aïn Torki (Meliana)), lampe à huile de Ouadhia (wilaya de Tizi Ouzou, Grande Kabylie). Sid Ahmed Bentounés. 2002.

01.gargoulette_djemilaGargoulette de Djemila (willaya de Sétif,
Kabylie).Kamardine Krim. 1984.
02.pot_maatkasPot des Mâatkas (wilaya de Tizi Ouzou, en Kabylie). Kamardine Krim. 1984
03.lampe_huile-AuresLampe à huile des Aurès.
Kamardine Krim. 1984
04.pot_chjevres_babordsPot à traire les chèvres des Babors
(Petite Kabylie). Kamardine Krim. 1984
05.meule_grains 06.silo_grains

Tradition et Héritage.

A gauche. Meule à Grains. Kamardine Krim. 1993 C’est pourquoi la meule à grains, composée de deux disques en pierre avec une ouverture centrale par laquelle on verse le grain à moudre et une poignée latérale, existe encore dans les régions et villages d’Algérie. Cette technique traditionnelle pour moudre le blé et séparer ensuite la farine et le son aura été la première utilisée avant l’avènement des moulins.
A droite. Silo à Grains. Kamardine Krim. 1993. Depuis les temps reculés, l’homme, en particulier en Algérie, une contrée connue   pour ses traditions céréalières, a dû produire et conserver les grains, afin de les protéger des intempéries et des menaces de tout ordre. Pour l’usage quotidien, les jarres à ouvertures multiples permettent de conserver des quantités de grain conformes à une gestion rationnelle des ressources familiales. En hauteur ou sous terre, ces silos existent encore pour des besoins bien limités toutefois..

07.poterie_lakhdariaPoterie de Lakhdaria
ex-Palestro, willaya de Bouïra).
Sid Ahmed Bentounés. 1995
08.poterie_AokasPoterie d’Aokas (à l’est de Bejaïa,
ex-Bougie, petite Kabylie). Sid
Ahmed Bentounés. 1995
09.poterie_larbaNIPoterie de Larbâa Nath Irathen
(ex-Fort national, Grande Kabylie).
Sid Ahmed Bentounés. 1995
10.poterie_oudhiaPoterie d’Ouadhia (wilaya
de Tizi Ouzou).

Sid Ahmed Bentounés.1995
11.marmite_lakhdariaMarmite et Couscoussier de Lakhdaria
(ex-Palestro, willaya de Bouïra).
Sid Ahmed Bentounés. 2002.
12.jarre_larbaNIJarre de Larbâa Nath Irathen
(ex-Fort National)
Sid Ahmed Bentounés. 2002
13.lampe_huile_oudhiaLampe à Huile de Ouadhia
(wilaya de Tizi Ouzou).

Sid Ahmed Bentounés. 2002
14.petite_cruche_torkiPetite Cruche de Ain Torki
(Meliana)
. Sid Ahmed
Bentounés. 2002

15.bougeoirjpg

Bougeoir. Sid Ahmed Bentounés. 2010

 Céramique sur les timbres

La céramique algérienne est une forme plus affinée et artistique de la poterie rurale. Marqué par les influences phénicienne et romaine, cet art fleurira surtout à l’époque musulmane avec la Kalaa des Béni Hammad, ancienne capitale des   Hammadites. Aujourd’hui elle est surtout basée dans l’algérois, mais on la retrouve aussi dans d’autres villes comme Tlemcen à l’Ouest du pays

16a.ceramique5 16b.ceramique6

Céramique. Premier jour d’émission 5 et 6. Cruche en céramique. Bouteille en céramique à glaçure, encensoir en céramique et lampe en céramique. Sid Ahmed Bentounés. 2007

17.cruche_ceramiqCruche en Céramique. Sid
Ahmed Bentounés. 2007
18.cruche_encencoir_ceramiqEncensoir en Céramique.
Sid Ahmed Bentounés. 2007
19.cruche_bouteille_ceramiqBouteille en Céramique à Glaçure.
Sid Ahmed Bentounés. 2007

20.cruche_lampe_ceramiq

Lampe en Céramique. Sid
Ahmed Bentounés. 2007

 

Sources : « Algérie-Philatélie«  http://www.algeriephilatelie.net/fr_thematiques_fiche.php?thematique=42 + « Site de Zohra Saheb » http://www.poterie-kabyle.com/index2.html et « Ambassade d’Algérie à Rome – Artisanat / poterie » http://www.algerianembassy.it/site-home/tourisme_file/artisanat_file/Poterie.htm + Musée national du Bardo : http://entresmusees.hautetfort.com/archive/2011/week47/index.html

 

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