18 janvier 2016 ~ 0 Commentaire

Artisanat algérien sur les timbres 1 : les bijoux

 

 

 

 

 

 

 

 

00.bijouxGK0
Bijoux de Grande Kabylie
Ali Ali Khodja. 1966

 

Les bijoux dans l’artisanat
  traditionnel en Algérie

C’est surtout l’argent qui est employé par les populations rurales, l’or est employé dans les parures des villes comme Alger ou Constantine. Le bijou algérien est avant tout dans la forme et dans l’utilité un bijou berbère, c’est ensuite au gré des régions et des influences (islamiques, andalouses, africaine, ottomanes qu’il va s’enrichir de décors et de formes géométriques multiples, ce qui fait que l’Algérie est un des pays qui présente un panorama de bijoux le plus diversifié au monde tout en gardant une certaine authenticité.
Le bijou de Kabylie est très connu pour ses couleurs vives et son raffinement. Constitué d’argent (comme tous les bijoux ruraux du Maghreb), il est orné de coraux récoltés en   Méditerranée ou parfois d’émaux. Le bijou kabyle est authentiquement berbère dans la forme et l’utilité mais il doit en partie son apparence colorée à l’influence des andalous qui ont introduit l’émaillage dans cette région. Il y a plusieurs sortes de bijoux qui correspondent à des usages particuliers: broches de front ou de poitrine (tavrucht) et fibules (tabzimt), qui retenaient les robes en divers points, ceintures (tahzamt), colliers (azrar), bracelets (azevg), bagues (tikhutam) et boucles d’oreilles (talukin). Les orfèvres kabyles les plus illustres sont les Aït Yenni de Grande Kabylie. Il existe de plus en petite Kabylie un type de bijou forgé semblable à ceux des Aurès.
Le Bijou des Aurès est plus sobre que celui de Kabylie. Il se distingue aisément de celui des autres régions grâce à la présence inévitable des longues chaînettes agrémentant les colliers, les boucles d’oreille, les fibules, etc. Si le corail s’inscrit en sertissure dans la plupart des bijoux anciens, ce sont les verroteries multicolores qui ornent principalement les bijoux actuels.
Le Bijou touareg a su garder son authenticité à travers l’histoire. L’outillage reste très simple, il consiste en un soufflet en peau de mouton, un chalumeau à bouche, une cisaille, quelques poinçons, des creusets et des limes. Pour fabriquer ses bijoux, l’artisan utilise les deux procédés les plus courants : le moulage et le martelage. Les matériaux les plus employés sont l’argent et le cuivre. Il y a différents types de bijoux spécifiques de la région: Tasralt (pendentif en argent ayant la forme d’un losange), Tineralt qui est plus connues sous l’appellation de croix d’Agadès, Khomessa (formé de 5 losanges et ayant des attribus magiques), Téreout n’azref (un étui d’amulettes), tisegin (les bagues) et ihebgan (les bagues).

(Source : Wikipédia).

 

Bijoux de Grande Kabylie sur les timbres

L’art de fabriquer les bijoux est fort ancien en Kabylie. Le centre de fabrication le plus important est constitué par les petits villages de Aït Larba, Taourirt Mimoun, Aït Lahsen, Agouni Ahmed et Taourirt El Hadjedj, villages perchés au sommet des pitons de Béni Yenni. Ces villages sont célèbres pour leurs bijoux ornés de cabochons de corail et surtout pour la technique des émaux filigranés. Cette technique savante a été vraisemblablement introduite au XVème siècle par les émigrés andalous à Bougie (Annaba). Abandonnée plus tard par les artisans de la ville, elle s’est réfugiée chez les Béni Yenni où les artisans la conservent jalousement et se la transmettent de père en fils depuis des siècles. L’art des émaux exige une grande habileté et une grande patience. La fabrication d’une boucle d’oreille émaillée ne nécessite pas moins de cinquante-six gestes techniques : préparation des différentes pièces d’argent pour l’anneau et la calotte, préparation du fil destiné à confectionner les alvéoles qui recevront l’émail (filigrane) et, enfin, l’émaillage, une opération délicate qui consiste à déposer l’émail à l’aide d’une curette dans les interstices limités par les fils d’argent soudés et à les faire cuire  dans le four. Après l’émaillage vient l’opération du traitement et du montage du corail. Le corail doit être meulé, limé et poli avant d’être placé dans la sertissure à l’aide de cire ramollie au feu.
En savoir plus sur : http://dziriya/net/culturdz/article.php?p=346&title=les-bijoux-kabyles-de-beni-yenni#ZCqieQgX2g0BtPif.99

A00a.premier_joir A00b.premier_jour

A gauche. Enveloppe du premier jour d’émission 1. Bijoux de Grande Kabylie. Fibule, broche et chevillière..
A droite. Enveloppe du premier jour d’émission 2. Bijoux de Grande Kabylie. Bracelet et boucles d’oreilles, diadème et collier.

A01.fibule A02.Broche

A gauche. Bijoux de Grande Kabylie. Fibule triangulaire. Temmam Mohammed. 1978. C’est une plaque triangulaire portant, adjacents à la base, deux triangles émaillés et surmontée au sommet d’une plaque arrondie et de deux volutes. Elle est décorée de filigrane, d’émaux et de coraux et de boules d’argent. Le verso est toujours richement orné. La fixation des   fibules aux vêtements est assurée par un ardillon riveté à la base de la plaque triangulaire et passant dans un anneau Les fibules triangulaires servent à maintenir le voile sur les épaules. Il existe de nombreux types de fibules, tels que les idwiren et les taharaht qui sont de petites tailles. Les tibzimin quant à elles, sont des fibules de grandes tailles et les ibzimen des fibules triangulaires. Le tabzimt, enfin, est la pièce maîtresse de la parure kabyle. C’est une grande fibule ronde richement décorée et qui se porte sur la poitrine. Cet objet comporte de nombreux filigranes. des émaux, des boules d’argent et une multitude de coraux.
A droite. Bijoux de Grande Kabylie. Broche. Temmam Mohammed. 1978. C’est une broche formée d’une plaque en argent au milieu de laquelle une ouverture variant de 1 à 2 cm de diamètre permet d’adapter un système de fermeture assuré par une épingle soudée sous une plaque d’argent circulaire de même diamètre que l’orifice. Elle est décorée sur la face supérieure de cinq boules de corail, alternant régulièrement avec des émaux bleus, jaunes et verts. Le verso est également décoré d’émaux. Elle est agrémentée de pendeloques. La fibule était offerte à la femme à l’occasion de la naissance de son premier garçon. Elle se porte sur le front ou sur la poitrine.

A03.Chevillere A04.collier

A gauche. Bijoux de Grande Kabylie. Chevillière (ihelhalen). Temmam. 1981. Il en existe deux types. Les plus anciennes sont rétrécies dans la partie centrale, opposée à l’ouverture, et donc plus hautes sur les bords. Les autres sont cylindriques. Dans les plus anciennes, les décors sont essentiellement géométriques. Dans les autres prédominent les rinceaux et les lignes courbes. L’élément permanent est la sertissure de gros cabochons de corail. L’émaillage n’est pas utilisé pour décorer le corps principal. Il est disposé de part et d’autre des charnières où se dissimule le crochet de fermeture. Dans cette chevillière, le corps du bijou a été décoré de motifs incisés sur plomb. Entre deux lignes serpentiformes, un décor de rinceaux porteurs de volutes. Dans la zone centrale sont sertis trois cabochons de corail. Le crochet de fermeture est dissimulé par une place divisée en trois registres carrés. Le registre central porte en son milieu une calotte émaillée. Les deux autres sont ornés d’un cabochon de corail. Aux angles des carrés sont disposées des perles d’argent.
A droite. Bijoux de Grande Kabylie. hazlagt (collier). Temmam Mohammed. 1980. Le collier est constitué d’une plaque centrale composée d’une plaque en argent émaillé de forme rectangulaire, reliée à un triangle qui la surmonte  par six perles en corail. La chaîne est composée de dix plaques en argent émaillé de différentes dimensions. Ces plaques sont reliées entre elles par trois rangées de perles de corail. Chaque extrémité de la chaîne se termine par un rectangle émaillé, au bout duquel se trouve une pendeloque (graine de melon) servant de fermoir.

A05.bracelet_boucles_oreilles A06.Diademe

A gauche. Bijoux de Grande Kabylie. Tialaquin (boucles d’oreilles) et amechloukh (bracelet). Temmam Mohammed. 1980. Les boucles d’oreilles (tialaquin) sont constituées d’une petite plaque d’argent circulaire. Le centre de la plaque est émaillé. Au dos de cette plaque est soudé un épais fil d’argent recourbé à son extrémité supérieure en forme de crochet, destiné à être passé dans le lobe inférieur de l’oreille. L’extrémité inférieure de la plaque porte un anneau où est passée une   pendeloque. Deux autres pendeloques type graine de melon, plus petites, sont disposées de part et d’autre de la pendeloque centrale. Le bracelet (amechloukh) est décoré de cabochons de corail et de cabochons émaillés. Il ferme à l’aide d’une charnière non dissimulée. Il plus petit que la chevillière. il est émaillé ou gravé sur plomb
A droite. Bijoux de Grande Kabylie. Taessaht (diadème). Temmam Mohammed. 1980. Le diadème occupe une place importante dans la parure. Devenu de plus en plus rare, aujourd’hui, il est presque abandonné au profit des petites fibules. Généralement de grandes dimensions, sa longueur moyenne est de 54 cm et sa hauteur totale d’environ 15 à 16 cm. Le diadème est constitué de cinq plaques en argent agrémentées de pendeloques reliées entre elles par des   anneaux et des calottes hémisphériques. La plaque centrale est découpée en une seule pièce et revêt une forme géométrique très hiératique formée d’un rectangle surmonté d’un triangle, lui-même rehaussé d’un quadrilatère convexe très proche du losange. Les deux plaques latérales sont aussi taillées d’une  seule pièce, en forme de rectangle. Le cloisonnement filigrané intérieur et   les émaux s’harmonisent avec celui de la plaque centrale. Deux autres plaques, triangulaires celles-là, sont disposées symétriquement à chaque extrémité. La place centrale est reliée aux deux plaques latérales par trois calottes reliées par des anneaux aux deux plaques. A la base des trois plaques centrales et des calottes sont accrochées des pendeloques type graine   de melon qu’on appelle taboukhemset.

 

Bijoux des Aurès sur les timbres

Massif montagneux, situé au nord-est de l’Algérie, l’Aurès détient un art populaire d’une richesse incomparable, hérité de traditions ancestrales. Outre le tissage, la poterie ou la sparterie, la région est aussi reconnue pour sa bijouterie traditionnelle. La  tradition veut que la femme aurassienne porte au moins deux bracelets, une paire de boucles d’oreilles et d’akhelkhal, bracelets portés aux chevilles. Ce « trésor » est légué de mère en fille. Fabriqués en argent, les bijoux des Aurès demeurent d’une grande originalité, même si, avec le temps, certains bijoutiers, dans un souci de création, ont tendance à en moderniser  les formes. Les bijoux se distinguent par l’emploi de verre, de couleur rouge et vert, taillés en forme de rose, à six facettes, les techniques les plus employées sont celles du découpage ajouré à partir du plané et du filigrane supporté (les motifs filigranés sont soudés sur une plaque en plané).
En savoir plus Wikipédia. Culture et art dans les Auirès. https://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_et_art_dans_les_Aur%C3%A8s#Bijoux +  »Le portail culturel chaouïa » sur http://www.inumiden.com/les-bijoux-berberes-de-lalgerie/

B00a.premier_jour_bijoux_argent_typiques B00b.premier_jour

A gauche. Enveloppe du premier jour d’émission 1. Bijoux des Aurès. Bracelets, parures de tempes, fibules, collier
A droite
. Enveloppe du premier jour d’émission 2. Bijoux des Aurès. Parures de poitrine, fibule, boucle d’oreille, fibule et pendentif,

B01.Aures.Parures de Tempes_ Boucles_d'oreillese B02.Aures_bracelets

A gauche. Bijoux des Aurès. Timcherreft (parure de tempes) et boucles d’oreille. Tahar Boukeroui. 1987. La parure de tempes est un genre de boucles d’oreille que la femme porte sur le pavillon de l’oreille. Avec le temps, la diminution  de la taille de ce bijou permet de le porter dans le lobe de l’oreille..
A droite.
Bijoux des Aurès. Amuqyas (bracelet). Tahar Boukeroui. 1987. Ce bracelet est sans doute le bijou le plus couramment porté par les femmes des Aurès. En portant au minimum deux ou alors plusieurs, ces bracelets habituellement décorés en filigrane par de petits motifs et ponctués de petites boules de verre constituent la base de   la parure aurassienne.

B03.Aures_fibule B04.Aures_parure-de-poitine

A gauche. Bijoux des Aurès. Khelala (fibule). Tahar Boukeroui. 1987. La fibule, dont la forme la plus courante est un   triangle travaillé, se porte habituellement seule au milieu de la poitrine, mais les Aurassiennes les portent aussi par paire. Fixées au niveau des   épaules, elles s’appellent alors khelala ketfia.
A droite. Bijoux des Aurès. Guerran (parure de   poitrine). Tahar Boukeroui. 1987. La parure de poitrine est formée de deux fibules ornées de verres rouges et de boules en argent auxquelles sont reliées plusieurs chaînettes. Cette parure d’une grande beauté rehausse la beauté de la m’lahfa  traditionnelle.

B05.Aures_boucles_oreilles B06.fibules

A gauche.  Bijoux des Aurès. Boucle d’oreille (timsereft). Sid Ahmed Bentounés. 2002. Cette boucle à grands triangles évidés représente un modèle typique des Aurès . Elle comporte un motif décoratif en forme d’arc coupé au milieu par un axe vertical et surmonté d’une fleur de lys. Les sommets des triangles sont spatulés, ceux de la rangée inférieure sont percés et portent des pendeloques composées chacune d’une courte chaînette, d’une perle rouge en matière plastique et d’un motif plat en forme de demi lune dentelée.
A droite. Bijoux des Aurès. Fibule (tabzimt). Sid Ahmed Bentounés. 2002. La plaque décorative de cette fibule, entièrement moulée et non travaillée à la main comme c’était le cas de certaines fibules, présente un décor de fleur découpée et de séries d’évidements. Le centre de la fleur et la bande située   à la base des dentelures du bord ressortent en saillie.

B07.Aures_pendentif

Bijoux des Aurès. Pendentif (xemsa). Sid Ahmed Bentounés. 2002. La main fixée au centre du collier peut atteindre   parfois une dimension assez impressionnante, comme cette main reproduite en grandeur nature. Elle possède un décor ajouré, les parties pleines développant des motifs floraux. Quatre appendices trilobés surmontant le bord de la paume. Les doigts de la main sont percés.

 

Bijoux du sud (touaregs) sur les timbres

Les bijoux du Sahara algérien peuvent être sériés, du point de vue du style, en deux grands ensembles. Le premier, celui du Hoggar-Tassili, se rattache aux traditions de la bijouterie targuie qui dépassent largement les limites géographiques de l’Algérie et infiltrent les territoires du Mali et du Niger. Le deuxième, celui des Oasis sahariennes (Gourara, Touat, Tidikelt), est apparenté au style des bijoux mauritaniens et marocains. Aujourd’hui, les limites géographiques du port des différents bijoux sahariens correspondent de moins en moins aux lieux d’émission ou de fabrication. Tout est porté par tous : consommateurs et surtout bijoutiers savent reconnaître l’origine. La différence stylistique découle avant tout des techniques de fabrication. Ainsi, le bijoutier targui fait surtout appel à la technique du moulage, à l’incision et au poinçonnage (en creux ou en repousse), tandis que celui des Oasis sahariennes utilise plutôt la décoration en relief, filigranée et en grenailles. Ces deux particularités techniques se retrouvent dans les différents types de bijoux sahariens.
En savoir plus « artisanat algérien bijoux touareg« , sur https://www.facebook.com/media/set/?set=a.82850702822.82747.82477357822

C00. bijoux_Toureg

Enveloppe du premier jour d’émission. Bijoux du Sud (Touareg). Tahar Boukeroui. 1991.
Pendentif et parures pectorale, clé de voûte, bracelet et bague.

C01. touareg.Pendentif C02. touareg.Parure_pectorale

Bijoux du Sud (Touareg). Pendentif et  parure   pectorale. Tahar Boukeroui. 1991. Les grands pendentifs pectoraux tera (singulier : teraout), parures particulièrement appréciées des Targuies, sont travaillés au repoussé. Ils consistent en un assemblage de plusieurs plaques triangulaires en plané, doublées de plaque en métal ordinaire, ce qui leur donne une certaine épaisseur. La teraout, pièce maîtresse de la parure de   mariage, se porte suspendue au cou et accrochée à une lanière de cuir. Les pendentifs de même type mais munis d’un crochet sont portés en guise de parures de tempes et accrochés aux cheveux

C03 touareg_cle_voute C04 touareg_bracelet

A gauche. Bijoux   du Sud (Touareg). Clé de voûte. Tahar Boukeroui. 1991. Si ces  ifférents types de bijoux sont des objets purement décoratifs, il en existe   d’autres dont la fonction est essentiellement utilitaire. C’est le cas d’un pendentif en forme de clef (assarou n’swoul ; clef de voile). Clef de cadenas à l’origine, il maintient en place le pan du drapé jeté par-dessus l’épaule. Ce bijou, qui peut prendre une forme très complexe, est décoré le plus   souvent d’incisions.
A droite. Bijoux du Sud (Touareg). Bracelet et bague. Tahar Boukeroui. 1991. Les bracelets sont de plusieurs types : sambarou, de grandes dimensions, en plan incisé et comportant un large renflement au milieu ; issoghan, ayant la forme d’un anneau épais, mais creux à l’intérieur et décoré de fils torsadés et de grenailles ; enfin, différents modèles de bracelets moulés à anneau massif et dont les extrémités se terminent par un cube ou une boule. Les bagues tissek, très appréciées des femmes sahariennes, se distinguent par la variété des modèles quant aux dimensions, à la forme et aux techniques de fabrication. Celles en forme d’anneaux massifs torsadés ou à renflements circulaires et qui sont également portées en guise de   pendeloques sont en général moulées. Celles à chaton en forme de boîtier, parfois de très grandes dimensions, sont en plané et décorées d’incisions, de filigranes ou de granulations.

 

Bijoux de l’Atlas saharien sur les timbres

L’Atlas saharien, vaste territoire où se côtoyaient des populations aussi bien nomades que sédentaires, présentait tous les avantages susceptibles d’y développer l’installation d’une bijouterie riche et prospère. Par leurs déplacements intermittents, les bijoutiers eux-mêmes contribuaient largement à la diffusion de leurs bijoux. Mais les bijoutiers choisissaient de s’installer surtout dans les grands centres, comme El Bayadh, Djelfa et Boussaâda où la clientèle était importante et variée : citadines, femmes des ksour et des douars, ainsi que les nomades de passage. Dans ces régions, les femmes avaient une préférence pour les parures de tête, diadèmes (mechbek, haslilou), boucles d’oreilles (mcharaf, khorsa), agrafes, pendants de tête et jugulaires, ainsi que les colliers composés le plus souvent de pièces de monnaie (cherka et chentouf).

D00.atlas_saharien D01.atlasSahara_ceinture

A gauche.  Enveloppe   du premier jour d’émission. Bijoux de l’atlas saharien. Fibules, ceinture et bracelets.
A droite. Bijoux de l’Atlas Saharien. Ceinture. Tahar Boukeroui. 1994.

D02.atlasSahara_fibule  D03.atlasSahara_bracelets

A gauche. Bijoux de l’Atlas Saharien. fibules. Tahar Boukeroui. 1994. La fibule, appelée bzima, ketfiya ou khelala, selon les localités, a la forme   d’un triangle plat ou légèrement renflé sur les côtés. 
A droite. Bijoux de l’Atlas Saharien. Bracelets. Tahar Boukeroui. 1994

D04.atlas-sahara_pectorale D05.atlas_sahara_fible_circulaire

A gauche. Bijoux de l’atlas saharien. Parure pectorale de l’Atlas Saharien. Kamardine Krim. 2009. La parure pectorale en argent de l’atlas Saharien se compose de deux fibules ajourées et décorées de motifs floraux. Ces deux fibules sont reliées l’une à l’autre   par une chaîne triplée.
A droite. Bijoux de l’atlas saharien. Fibule circulaire de l’Atlas Saharien. Kamardine Krim. 2009. Sur le centre creux de  la fibule circulaire d’argent de l’Atlas saharien est fixé un ardillon. Le rebord de son disque se présente en granulé, quant au pourtour du centre, il   est orné de quatre cabochons sertis de verre colorés et des motifs en filigranes.

 

Bijoux du sud algérien sur les timbres

Le sud algérien, vaste territoire et carrefour des populations nomades et sédentaires, présentait tous les avantages de développer une bijouterie riche et prospère. Les bijoutiers contribuaient eux même largement à la diffusion de leurs produits. Mais ils choisissaient de s’installer surtout dans les grands centres où la clientèle était importance. Les bijoux du sud algérien sont souvent ajourés et pleins de motifs, ce qui leur donne une certaine originalité.

E00.sud_alger.premier_jourjpg

Enveloppe du premier jour d’émission. Bijoux du sud algérien.
Fibules, collier à amulettes, fibule circulaire et parure pectorale

E01.sud_alger.fibule E02.sud_alger.collier_amulettes

A gauche. Bijoux du sud algérien. Fibule en argent de la Saoura. Kamardine Krim. 2009. Constituée d’une plaque   ajoutée et décorée d’incision afin d’obtenir des motifs floraux et géométriques disposés sur toute la surface de la plaque. La base de cette fibule se termine par un croissant.
A droite. Bijoux du sud algérien. Collier à amulettes de la Saoura. Kamardine Krim. 2009. Le collier à amulettes fait en argent de la région de la Saoura est composé d’un faisceau de cinq chaînes, de trois boites carrées, de deux triangulaires et de deux autres cylindriques. Ces boites d’amulettes creuses à l’intérieur sont ornées de   motifs géométriques et végétaux à l’aide de la technique du repoussé.

 

Sources : Algérie – Philatélie http://www.algeriephilatelie.net/fr_thematiques.php  +  Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Artisanat_algérien + Musée national du Bardo, 03, Boulevard Franklin Roosevelt Alger, . http://www.m-culture.gov.dz/mc2/fr/fiche_site.php?id=10.

 

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Asileps |
JE SUIS QU' ACCESSOIRE |
Dangerporno |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Ar'Color -Agence de co...
| Nonalareforme
| Democrature