12 janvier 2016 ~ 0 Commentaire

Peintres algériens 13 : Choukri Mesli

Mesli Choukri, passeur de rêves

00.Mesli

Bibliographie

Choukri Mesli naît le 8 novembre 1931 à Tlemcen, dans une famille d’intellectuels et de musiciens, et y fait de 1937 à 1947 ses études primaires et secondaires. Sa famille s’installe à Alger en 1947. Il est l’élève de Mohamed Racim à l’École des beaux-arts d’Alger. Il participe en1950 à la création de la revue « Soleil », fonde le « Groupe 51 » avec de jeunes poètes et peintres dont Kateb Yacine et M’Hamed Issiakhem, et participe au Salon des Orientalistes. En 1953 il organise une exposition de la jeune peinture algérienne avec Sauveur Galliéro et Louis Nallard dans la salle du Crédit municipal d’Alger et obtient le premier prix de la ville d’Alger. En 1954 Choukri Mesli entre à l’École des beaux-arts de Paris et réalise l’année suivante sa première exposition personnelle. De 1958 à 1960 il réintègre l’École des beaux-arts et devient le premier Algérien à obtenir un diplôme supérieur en arts plastiques. De 1960 à 1962, Mesli séjourne au Maroc, à Rabat, où il exerce comme professeur de dessin. Nommé dès 1962 professeur de peinture à l’École des beaux-arts d’Alger, Mesli est en 1963 membre fondateur de l’Union nationale des arts plastiques (UNAP), dont il est secrétaire chargé de la coordination. Il participe à l’exposition des « Peintres algériens » organisée en 1963 à Alger pour les  »Fêtes du 1er novembre » et préfacée par Jean Sénac[, en 1964 à celle qui est présentée à Paris au Musée des arts décoratifs, puis aux nombreuses expositions organisées par l’UNAP en Algérie et à l’étranger. Après la vague d’assassinats en 1993 des intellectuels algériens, Choukri Mesli est contraint à l’exil et s’installe en 1994 dans la banlieue parisienne. Il participe aux expositions Les effets du voyage au Palais des Congrès et de la Culture du Mans en 1995; avec Denis Martinez à la Collégiale Saint-Pierre le Muellier, Orléans (avec des préfaces de Benamar  Médiene et Rachid Boudjedra) en 1998); Peintres du signe, Fête de l’Humanité, La Courneuve en 1999 (exposition itinérante) ; Le XXème siècle dans l’art algérien, au Château Borély de Marseille et à l’Orangerie du Sénat de Paris en 2003. Une rétrospective de ses œuvres sur papier est présentée au Centre Culturel Algérien de Paris en 2014. (D’après Wikipédia).

Thématique

« Dans cette géométrie du désir, fusionnent des symboles millénaires, resurgissent les gestes primitifs qui décorent et codent pour magnifier ou appeler l’amour, la fécondité, la fidélité, pour convoquer le malheur ou l’anathème. L’amour et l’inquiétude sans âge guident les mains qui tracent des signes pour interpeller, glorifier, protéger, attirer, posséder. Mains toutes-puissantes  de femme qui balisent, exaltent, transfigurent, établissent le sens et le désir. Sur quelques-unes des gouaches apparaissent les femmes elles-mêmes, tatouées jusqu’au nombril. La femme porteuse de l’alphabet, porteuse du pouvoir. Choukri Mesli place ses œuvres sous le signe de Tin-Hinan, la femme qui commande aux hommes. Sur les « palimpsestes » (titre de   l’exposition), les rêves, les figures s’accumulent, se chevauchent, se supplantent. Les formes, parfois, demeurent embryonnaires, se rétractent, se figent dans l’esquisse. Elles s’effritent, laissant une impression de parchemin séculaire, de bas-reliefs aux dorures écaillées. (…). La femme de Mesli est sensualité, séduction, désinvolture, mémoire. Elle nous incarne, nous prolonge et nous multiplie. Elle dissipe nos anxiétés. Dans un tableau intitulé « Je suis heureuse », la femme nous dévoile sa tête : un croissant de minaret. Elle confirme son appartenance au rêve, elle intègre un monde féerique bâti par une imagination d’enfant. » (Tahar Djaout, Choukri Mesli, géomètre du désir, Algérie Actualité, Alger, 17-23 mai 1990)
« Chez Mesli,la sensualité du corps féminin se laisse déchiffrer dans un enchevêtrement de motifs énigmatiques et de signes, de lettres arabes ou tifinagh (berbère) et un raffinement de couleurs. Avec lui, la toile devient le lieu d’une quête esthétique et d’une exubérance symbolique nourries d’un legs plusieurs fois millénaire, « comme s’il voulait nous mettre dans l’avenir du temps avec une nostalgie douloureuse pour le temps passé, jamais retrouvé, jamais assouvi, notait son compagnon de route Rachid Boudjedra, parce que   utopique, parce que nourri des chimères et des fantasmes d’un grand artiste dont la capacité à nous émouvoir est illimitée » (In Agériades.com : http://www.algeriades.com/choukri-mesli/article/choukri-mesli).
« 
L’œuvre de Mesli est plurielle ; tout sentir, tout ressentir, premier impératif de l’inspiration : être dans l’histoire, être dans la vie, être de son  temps, être dans l’éphémère, se donner toutes les dimensions de l’existence, surtout ne refuser aucune de crainte de perdre le plaisir que donne chacune de ces modalités. Faire surgir, dans le tumulte maîtrisé des couleurs, les   Ancêtres, les Guerriers, la force virile, le bonheur de l’amour, la chair des femmes. Tout fixer, sans exclusive par rapport aux moyens : accepter le dessein et les limites de sa représentation mais aussi se mesurer aux difficultés de l’abstraction et à l’infini du signe qu’elle engage. Le principe de l’expression de Mesli est de se confronter à tous les genres : aucun n’est mineur ; le monotype ne vaut pas moins que la toile immense Kais et Leila, la sculpture pas plus que la fresque. » (http://www.enag.dz/site/aff_cat2.php?id_liv=130&id=4&debut=1&fin=15)

 

Principales expositions

  1955 : Centre culturel international de la Cité universitaire, Paris
  1956 : Pavillon du Maroc, Cité universitaire, Paris (avec Cherkaoui)
  1961 : Galerie Naftalé, Rabat
  1968 : Galerie de l’UNAP, Alger
  1986 : Gouaches et monotypes, Galerie M’hamed Issiakhem, Alger
  1989 : Hommage à « La Répudiation » de Rachid Boudjedra, Rome
  1990 : Palimpseste de Tin Hinan, Centre culturel français, Alger
  1998 : Peindre en exil, collégiale Saint-Pierre, Orléans (avec Denis Martinez)
  1999 : Galerie Les lumières, Nanterre
  2000  :Champigny-sur-Marne
  2003 : Musée national des Beaux-arts, Alger
  2008 : Latitudes féminines, Elne
  2008:  Galerie Françoise Souchaud, Lyon
  2014 : Centre culturel algérien, Paris.

 Aperçu de quelques œuvres

01.femme_scorpion

Femme scorpion, 1967

02.geometrie_desir

Géométrie du désir

03.retour_des_ancetres

Le retour des ancêtres

04sans_titre

Sans titre

05.femes_lutte

06.fresque_alger

A gauche. Illustration de l’affiche de la rencontre de la Coordination des associations de femmes, le 8 mars 1990, sur le thème « Femmes en lutte »
A droite
. La fresque de Choukri Mesli, à coté du parc Sofia, Alger. (In « vitaminedz.org« )

Philatélie

T01.Journ_afriq

Journée de l’Afrique, que fêtent tous les Etats africains le 5 mai.
Elle symbolise l’unité africaine. L’Organisation de l’unité africaine
(OUA , qui siège à Addis-Abeba, a été créée en 1963

T02.arzew

T03.enfant

 
A gauche. Usine de Liquéfaction de Gaz à Arzew. Complexe d’Arzew. Le premier complexe de liquéfaction du gaz naturel, a été inauguré par le président Ahmed Ben Bella le 27 septembre 1964.
A droite. Charte des enfants de l’Unicef. Créée   le 11 décembre 1946, l’Unicef a pour mission d’assurer au niveau universel la protection et le développement de l’enfant..
 

T04.biblio_alger

T03.Dir_yassins

 
A gauche. 3ème Anniversaire  de l’Incendie de la Bibliothèque d’Alger. Livres en flammes. Le 7 juin 1962   à 12h27, l’incendie provoqué par l’Organisation armée secrète (OAS), a détruisant les salles de travail et 500 000 livres. Un Comité international   pour la reconstruction de la bibliothèque de l’Université d’Alger (CIRBUA) a été créé le 21 décembre 1962.
A droite.
10ème anniversaire du Massacre de   Dir-Yacine. Le 9 avril 1948, le village palestinien de Dir-Yacine, situé entre Al Qods et Tel-Aviv, est attaqué par des milices israéliennes, faisant plus de 250 morts.

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