10 janvier 2016 ~ 0 Commentaire

Peintres algériens 13 : Hocine Ziani

 

00.Ziani_atelier

L’artiste dans son atelier

Bibliographie sommaire

Hocine Ziani (né en 1953 à Dellys, en Algérie) est un artiste plasticien algérien. Sa famille habitant la campagne, il passe ses premières années dans un grand isolement culturel. Il s’inscrit lui-même à l’école à l’âge de 11 ans et s’adonne au dessin en autodidacte. Il est interne dans un collège de comptabilité à Bordj-Menaïel en 1969, puis s’installe à Alger en 1973 pour poursuivre ses études et obtenir un poste de comptable dans une société nationale. Conscient de ses aptitudes artistiques, il laisse tomber en 1978 le métier des chiffres pour celui de la palette et les couleurs. En 1979, il organise sa première   exposition individuelle dans une galerie algéroise. Il rejoint d’autres artistes pour fonder le groupe des 35. En 1992 s’établit une collaboration avec le marchand d’art Daniel Lasnon, qui, à partir de 1993, lui organisera des expositions, individuelles ou collectives, à Paris, Bruxelles et dans quelques grandes villes de France. Hocine Ziani s’installe à Strasbourg en septembre 1994. En 1997, il rejoint l’Opéra-Gallery, animée par Gilles Dyan, qui présentera son travail dans quasiment tous les continents. Il est lauréat de plusieurs prix. (Wikipédia). Voir aussi son site : http://www.ziani-art.com/fr/home.htm.

Style et thématique

A l’écart de toutes les influences culturelles, Hocine Ziani s’est construit, patiemment, à force de ténacité et de persévérance, une personnalité et une manière de peindre bien à lui. Toute sa vie, Hocine Ziani a travaillé à perfectionner son art, à affirmer son style, mêlant dans ses toiles le réalisme ou l’hyperréalisme des premiers plans à une semi abstraction qui occupe le fond de sa composition. Il est avant tout peintre de son Algérie natale, et de la lumière si particulière qui y règne. Il en a retracé tous les aspects, des grandes scènes de batailles qui lui ont été commandées par le gouvernement, et qui l’ont amené à recalculer perspectives, couleurs et compositions, afin d’éviter à tout prix les répétitions qu’il abomine, aux scènes les plus simples de la vie quotidienne. Hocine Ziani s’est essayé à tous les genres : portraits, natures mortes, paysages, peinture d’histoire, fantasias, scènes de la vie saharienne dans tout leur faste et leur splendeur, comme dans leur plus extrême simplicité. Peu à peu, au fil des ans, il est allé vers plus de dépouillement et d’épuration, se rendant compte que trop de détails, de personnages ou d’objets tue la vision d’ensemble et affaiblit la composition. Il a alors cultivé le contraste entre   premier plan et second plan, faisant s’évanouir celui-ci dans une poussière lumineuse semblable à un mirage… (La compagnie des déserts : http://compagniedeserts.canalblog.com/archives/2009/10/03/15299413.html.

Quelques-unes de ses déclarations :

  »j’essaie de faire toujours mieux et de toucher de nouvelles thématiques jamais abordées jusque-là. C’est cette recherche de la nouveauté qui fait avancer un artiste. » « J’ai bien fait d’avoir résisté aux vents et marées des modes éphémères ». « Je ne suis ni orientaliste, ni réaliste, je suis seulement un poète qui peint, un rêveur qui s’exprime par le moyen de la peinture, c’est tout ! »  -  « Il faut d’abord définir l’orientalisme avant de dire qu’un peintre est orientaliste ou ne l’est pas. Je définis l’orientalisme comme une thématique et non une école, une thématique inspirée de l’Orient et traitée par un non-oriental, autrement dit un occidental. Un Algérien qui peint un sujet de son environnement ou de son histoire ne cherche pas et ne trouve pas non plus de l’exotisme dans son sujet mais plutôt une identification« .

 

 

 

Prix et récompenses :

  • Prix Karl Beulé de l’Académie des Beaux-arts, Paris 1997.
  • Médaille d’or, Salon International, Vittel.
  • Premier Grand Prix, Salon des Seigneurs de l’Art, Arles.
  • Premier Grand Prix, Grand Gala National, Nantes.
  • Premier Grand Prix, médaille d’or, Salon International, La Grande Motte.
  • Plusieurs fois médaillé au Salon de La Société des Artistes Français, Paris.
  • Prix de la Société académique Arts-Sciences-Lettres, Paris

Aperçu de ses œuvres

01.silo_bleu

Le silo bleu.
Collection privée.

02.histoire_damour

Histoire d’Amour.
Collection privée, France

03.grande_cavalcade

La Grande Cavalcade
Collection de l’ Etat algérien

04.icerise_paon

La Cerise du Paon.
Collection privée, Paris

05.La_reine_Tin_Hinan,

06.nature_grenades

A gauche La reine Tin Hinan. 2007. Collection de l’Etat algérien, Alger. Tin Hinan est le nom que des traditions orales donnent à l’ancêtre originelle des Touaregs nobles du Hoggar. Il s’agit d’une femme de légende que l’on connait aujourd’hui à travers la tradition orale touarègue qui la décrit comme « une femme irrésistiblement belle, grande, au visage sans défaut, au teint clair, aux yeux immenses et ardents, au nez fin, l’ensemble évoquant à la fois la beauté   et l’autorité.
A droiteNature morte aux Grenades. Collection privée, France.

07.invitation

Invitation.

08.porteuse_de_cruche

Porteuse de cruche.

09.portrait_emir_abdelkader

Portrait de l’Emir Abdel-kader
1987

10.Abdelkader-Méditant

L’émir Abdel-kader Méditant
Collection de l’Etat algérien.

11.Moubayaa-dAbdelkader

12.Bataille-de-Sidi-Brahim

A gauche. La « Moubayaâ«  (serment d’allégeance) d’Abdelkader, 2007. C’est le 27 ou le 28 novembre 1832 que les chefs des tribus de la région de Mascara, réunis dans la plaine de  »Ghriss », sous un frêne (Eddardara) ont prêté allégeance à Abdelkader. Il était âgé alors de vingt- quatre ans. En cette « journée de Moubayaâ » Abdelkader devint Emir et premier élément de l’unité de l’Etat
A droite. Bataille de Sidi-Brahim. La bataille de Sidi-Brahim s’est déroulée du 23 au 26 septembre 1845 entre les troupes françaises et Abdel-Kader. Elle dura 3 jours et 3 nuits. les troupes françaises commandées par le Général Lamoricière subirent une lourde défaite près du marabout de Sidi Brahim, où des centaines de soldats furent tués par les cavaliers de l’Emir. Les troupes françaises sont mal dirigées par le lieutenant-colonel Montagnac et une grande partie des soldats est tuée dans un premier assaut algérien. Réfugiés dans un marabout, ils finissent par charger sur l’ennemi. Sur les 450 soldats français seuls 11 en sortirent  vivants. Les Algériens, au nombre de 20 000, gagnent facilement la bataille.

13.Reine-de-Saba

14.agar_ismael

A gauche. La Reine de Saba chez Salomon. La reine de Saba apprit la renommée de Salomon et vint à Jérusalem éprouver Salomon par des énigmes, y arrivant avec une très grande suite, des chameaux chargés d’aromates, d’or et de pierres précieuses. Quand elle arriva près de Salomon, elle lui proposa tout ce qu’elle avait médité, mais Salomon l’éclaira sur toutes ses questions et aucune ne fut un secret qu’il ne pût élucider. […] Le roi Salomon offrit à la reine de Saba des cadeaux. Puis elle s’en retourna dans son pays, elle et ses serviteurs.
A droite. « Agar et Ismaël« . 2015. Agar est un personnage de la Genèse. Elle est une servante égyptienne de Sarah, la femme d’Abraham. Elle est la mère d’Ismaël, un enfant que Sarah, qui est jusqu’alors stérile, a suggéré à Abraham d’avoir de sa servante.

15.fillettes_aux_seaux

Fillettes aux seaux, 1978
Ccollection privée, Luxembourg

16.quatre_enfants_aux_seaux

Quatre enfants aux seaux

17.heure_the

L’heure du thé

18..les_epouvantails

Les épouvantails. 1999
Collection privée, Allemagne

19.compagnie_desert

La compagnie des déserts.
Richesse Culturelle du Sahara

20.trois_cavaleirs

Les trois cavaliers

21.buveurs_vent

Les Buveurs de vent et les Cinq Juments.
2008. Collection privée, France

22.scene_marche

Scène de marché.
Collection privée, Alger

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