08 janvier 2016 ~ 0 Commentaire

Les peintres orientalistes et l’Algérie (partie 3)

A. Dauzats, E. Flandin et H. Lazerges 

 

 

1. Adrien Dauzats (1804 – 1868)

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   Portrait posthume de Adrien Dauzats. lithographie par Loÿs Delteil d’après Claude Marie Dubufe, avril 1896.

Adrien Dauzats, né à Bordeaux le 16 juillet 1804 et mort à Paris le 18 février 1868 (à 63 ans), est un artiste peintre orientaliste, illustrateur et lithographe français. En 1830, il accompagne le baron Taylor en Egypte, au Sinaï, en Palestine et en Syrie. Il voyagera plusieurs fois en Espagne (1835 à 1837), puis en Algérie (1839) et à Tanger (1850). Son œuvre d’orientaliste, bien que libérée des contraintes de la commande, consiste essentiellement en vues de monuments avec une place plus ou moins grande accordée au paysage. En 1839, il accompagne le duc d’Orléans dans l’expédition du Djurjura en Algérie. Il retrouvera le baron Taylor pour illustrer le monumental Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France dont il réalise une grande partie des lithographies. Dauzats est reconnu comme un grand peintre romantique orientaliste.(D’après Wikipédia)

 

Expédition des portes de fer
(Biban Lahdid ou passage des portes de fer)

A01.Dauzats_portes_fer-1er_defile.

Premier défilé, 1839. 2ème quart
19e siècle. Musée Condé à Chantilly

A01.Dauzats_portes_fer-1er_defile.

Fond du ravin, 1839. 2ème quart
19e  siècle. Musée Condé à Chantilly

A03.Dauzats_portes_fer-2eme_defile.

Deuxième défilé, 1839. 2ème quart
19e siècle. Musée Condé à Chantilly

A04.dauzats_portes_de_fer-sortie_dernier_defile

Sortie du dernier défilé des « Portes de
Fer » le 28 octobre .Marche du corps
expéditionnaire français de Constantine
à Alger. 1839.
2ème quart 19e siècle
Musée Condé à Chantilly.

L’expédition des Portes de Fer, également appelée expédition des Bibans est une opération militaire de l’armée française en octobre 1839, visant à établir une liaison terrestre entre Alger et Constantine, en passant par deux défilés des monts Bibans, dits « les Portes de Fer » ; la traversée de ce territoire ne respectant pas les clauses du traité de la Tafna signé en 1837 avec l’émir Abd el-Kader, celui-ci est amené à reprendre les hostilités. La composition de Dauzats permet d’utiliser pleinement le potentiel dramatique de la scène. Les parois rocheuses sombres du défilé remplissent l’espace de l’image presque entièrement, domine les chiffres minuscules des soldats, et de créer un  sentiment de claustrophobie. Le thème romantique favori de la petitesse de l’homme face à des forces puissantes de la nature est récurrent dans le travail de Dauzats. Il a peint plusieurs vues des Portes de Fer à la fois dans l’huile et à l’aquarelle, dont cinq qui ont été reproduit pour le Journal de l’expédition des Partes de Fer (1841), compilé par le poète Charles Nodier.

A05.dauzats_porte_alger_blida_1840

Porte d’Alger à Blida. 1840. 2ème quart
19e siècle. Musée Condé à Chantilly

A06.dauzats-place-du-gouvernement-alger

Place du gouvernement à Alger. 1849

A07.mosq_alger

Vue d’une mosquée à Alger.
Illustration du journal de
l’expédition des portes de fer

A08.oran

Vue de la ville d’Oran.
Illustration du journal de
l’expédition des portes de fer

A09.dauzats-mosq_coleah

La mosquée de Coléah. Dessin à la
mine  de plomb rehaussé d’aquarelle
et de gouache

A10.dauzats_rummel_constantine

Arc de Rummel à Constantine. Huile
sur toile. 1839. Montpellier, Musée
de l’histoire de la France en Algérie

 

2. Eugène Flandin (1809 – 1889)

 

Jean-Baptiste Eugène Napoléon Flandin (habituellement Eugène Flandin), né en 1809 à Naples et mort en 1889 à Tours, est un peintre orientaliste français. En 1837, il accompagne l’armée française en Algérie. Sa participation à la conquête de l’Algérie le fait momentanément peintre d’histoire. Sa Prise de Constantine (ci-dessous), exposée au Salon de Paris de 1839, est achetée par Louis-Philippe, mais la toile est détériorée par des projectiles pendant la Révolution de 1848. Cependant l’essentiel de son œuvre est d’un peintre orientaliste. Pendant ses voyages, il alterne croquis d’archéologie (monuments, bas-reliefs …) et portraits, scène de genre, paysages urbains. Ce sont des aquarelles, parfois rehaussées de gouache. Plus rarement des fusains, parfois rehaussés de craie… De retour en France, il en reprend certains à l’huile. (D’après Wikipédia)

 

B01.flandin-netree_armee_alger

Entrée de l’armée française à Alger -
5 juillet 1830
, commandé par
Louis-Philippe  pour le musée
historique  de Versailles en 1838.
Musée de l’armée à Paris.

B02.palais_bey_constantine

Palais du Bey Constantine. 1837
Musée
Historique de Versailles.(prise
de possession par le Duc de Nemours)

B03.prise_constantine

Prise de Constantine (Constantine
Histoires & Traditions).

B04.flandin-babAzoun_alger

Alger. 1839. Vue prise
de Bab Azoun

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Café maure à Alger

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Café divan à Alger

3. Hippolyte Lazerges (1817-1887)

C00.Lazerges

H. Lazerges photographié
par Adolphe Dallemagne
musée d’Orsay, Paris

Hippolyte Lazerges, né à Narbonne le 5 juillet 1817, mort à Mustapha, près d’Alger, le 24 octobre 1887, est un peintre orientaliste et compositeur français. Originaire de Narbonne, fils d’un boulanger de cette ville qui refusa longtemps, malgré une vocation marquéede lui laisser développer ses aptitudes artistique, il passe une partie de son enfance en Algérie.
De retour en Algérie en 1861 pour des problèmes de santé, il pratique très tôt le genre orientaliste, notamment par des portraits. Avec Joseph Sintès et Alfred Chataud, il est l’un des fondateurs de l’École orientaliste d’Alger du XIXème siècle, caractérisée par une représentation réaliste et intimiste du peuple et des paysages maures. Ses scènes de cafés algériens en témoignent. Quelques œuvres : Portrait d’un arabe ; Biskri porteur d’eau (1872), Femme de Bou-Saada (1880), Arabes en marche (1882), Femmes kabyles (1884) ; Marchand d’oranges dans une ruelle d’Orient ; Rêverie (1883) ; A la fenêtre de 1883. (D’après Wikipédia)

C01.Lazerges

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A gauche. Rêverie, 1883, musée d’art et d’histoire de Narbonne. « Une terrasse aux murs blanchis, d’une grande simplicité, évocation fidèle et réaliste cependant de une belle jeune femme se détache. Sa silhouette aux formes douces et généreuses s’offre au spectateur dans une attitude sereine et nonchalante qui se prolonge dans le regard lointain, perdu et songeur. Le teint bronzé et les cheveux d’un noir profond s’éclairent au contact d’étoffes soyeuses aux tons chauds. Les bijoux : larges bracelets en argent martelé, lourds colliers incrustés de pierreries, bagues et fibules accentuent encore les contrastes entre la matité de la peau et le chatoiement des tissus. Le bleu du ciel et le châle cramoisi s’opposent en diagonale, encadrant le sujet. Le peintre réussit là un portrait d’un équilibre parfait, tant dans sa composition que dans l’harmonie chromatique, créant une atmosphère paisible et langoureuse propice à la rêverie, traduisant idéalement son propos ». (Anne Bousquet, In l’Algérianiste N° 83 de septembre 1998)
A droite. A la fenêtre. 4ème quart du 19ème siècle. Narbonne, musée d’art et d’histoire. Cette femme porte des anneaux en or ou éth’rak ;ces boules d’oreilles pouvaient être portées par paire de deux.

C03.Autour_de_la_fontaine

Autour de la fontaine en Afrique
  du Nord, vers 1875, musée d’art
et d’histoire de Narbonne

C04.mendiants

Mendiants

C05.porteuse_eau

Porteuse d’eau. London,
collection Bonhams

C06.vendeur_rue

Vendeur de rue

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Le musicien

C08.loueuse_tambourin.

Joueuse de tambourin espionnée

C09.devant_cafe_maure

Devant le café maure

C10.Café_maure_Alger

Café maure à Alger, 1878,
musée du quai Branly, Paris

C11.femme_fontaine

Femme à la fontaine.
Huile sur panneau d’acajou

C12.Fatima_chanteuse

Fatma la chanteuse. huile
sur toile signee et datee Alger 1877

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