07 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

Peintres algériens 9 : Denis Martinez

 

Denis Martinez, peintre algérien engagé
et homme des libertés

00a.Denis_Martinez,_1990
00bSignatureDenisMartinez

Denis Martinez, né le 30 novembre 1941 à Port-aux-Poules (actuelle Marsat El Hadjadj) en Algérie, est un peintre algérien. Il a choisi d’y demeurer après l’Indépendance. Contraint à l’exil en 1994 il vit et travaille depuis à Marseille. Il dessine depuis l’enfance les paysages et les scènes de la campagne oranaise. De 1957 à 1962 il vit à Blida où son père, peintre en bâtiment, est devenu facteur. Il suit l’enseignement de l’École des Beaux-arts d’Alger puis de Paris. À partir de 1963 il est professeur aux Beaux-arts d’Alger et participe à l’exposition des « Peintres algériens » organisée en 1963 à Alger pour les « Fêtes du 1er novembre » et préfacée par Jean Sénac, en 1964 à celle qui est présentée à Paris au Musée des arts décoratifs, puis à la plupart des expositions collectives de peinture algérienne en Algérie et à l’étranger. Il présente en 1964 sa première exposition personnelle à Alger, préfacée Jean Sénac.
Denis Martinez est l’un des fondateurs, avec Choukri Mesli, du groupe Aouchem (Tatouage) qui expose en 1967, 1968 et 1971. Rassemblant une dizaine d’artistes, peintres et poètes, il s’oppose aux imageries jugées démagogiques que présente la galerie officielle de l’Union nationale des arts plastiques, fondée en 1963 mais dont la plupart des peintres actifs ont été exclus. En dépit des violences, certaines traditions plastiques ont réussi à se maintenir dans les gestes qui modèlent et peignent l’argile, tissent la laine, décorent les murs, gravent le bois ou le métal : c’est sur ces survivances qu’ »Aouchem » veut s’appuyer.
Denis Martinez reçoit en 1975 le Grand Prix de peinture de la Ville d’Alger. En 1973 et 1976 il participe à la réalisation de deux peintures murales collectives pour le village de Maamora (Saïda) et pour les travailleurs du port d’Alger. Une rétrospective de sa peinture est présentée au Musée d’Alger en 1985. Il crée en 1986 une fontaine-monument en céramique à Blida et organise de 1986 à 1992 avec ses étudiants des interventions ou actions, à Blida, à la base pétrolière d’In Amenas et en Kabylie.
En 1994, après l’assassinat de Tahar Djaout et de nombreux intellectuels algériens, Denis Martinez quitte l’Algérie et enseigne de 1995 à 2006 à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence. Il participe en 1998 à Peintres du Signe (Fête de l’Humanité, La Courneuve; exposition itinérante). En 2000 et 2001 il crée les éléments et la mise en scène d’une procession de 7 Aghanjas pour la Paix à Forcalquier et Loriol, en 2002 une performance en plusieurs lieux, Fenêtre du vent [7 séquences, Timimoun, École des beaux-arts (Alger), Maison de la Poésie (Saint-Martin d'Hères), Clos Maria (Aix-en-Provence), La Bérangère (Drôme), La Robin, Lombez (Gers), Association culturelle berbère (Paris)]. Participant en 2003 à l’exposition Le vingtième siècle dans l’art algérien, (Château Borély, Marseille; Orangerie du Sénat, Paris), il expose à Pau, Désorientalisme au Musée des Beaux-arts et Dessins sur le sable et sur les murs (installation) à l’École Supérieure des Arts et de la communication, ainsi qu’à Marseille.
Denis Martinez a publié plusieurs plaquettes de poèmes et illustré de nombreux recueils de poèmes ainsi que des ouvrages autour de Jean Sénac. C’est peut-être son caractère résolument « primitif » qui définirait le mieux le travail de Denis Martinez. Non qu’il exécute ses peintures sous le seul coup d’une impulsion première. Son œuvre repose tout au contraire sur une connaissance approfondie de l’art maghrébin depuis ses plus lointaines sources, en une imprégnation qui est à la fois exploration et métamorphose active. Martinez intègre à la composition de ses reliefs puis de ses toiles des inscriptions manuscrites en arabe dialectal ou en français, slogans poétiques qui prennent le contre-pied de tout discours démagogique. Ses thèmes, Martinez aime les chercher autour de lui. Ils reflètent tous son total engagement à une cause bien établie. L’étude des œuvres de Martinez, montre que celui-ci s’est toujours tenu à l’écart de la reproduction de formes statique
(source : : Catalogue exposition Rétrospective Denis Martinez Musée des Beaux Arts d’Alger du 20 février au 20 mars 1985)

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Adana. Femme de   Kabylie

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Martinez avec une   flûte

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Porte des égorgés

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Sans titre

05.martinez2

Sans titre

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Je viens d’une   blessure

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Non, ce n’est pas   un obstacle

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Sans titre

                                  09a.martinez5            

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10b.DENIS-MARTINEZ3

Auteur devant certaines   de ses œuvres

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Nuit fermée, 1968

12.les_trois_ferocited_ancetre-1962

Les 3 férocités de   l’ancêtre, 1962

13.le_petit_miroir-relief_1967

Le petit miroir,   1967

14.dans_le_cercle_1969

Dans le cercle,   1969

15.poetes_souriez

Poètes, souriez

16.napalm_1963

Napalm, 1963

17.douloureuse_identification1_1980

18.douloureuse_identification2_1980

Douloureuse   identification 1 et 2; 1980

19.fecondite_1976

Fécondité, 1976

20.renaissance_1975

Renaissance, 1975

21.la_greffe_du_cri_1983

La greff du cri,   1983

22.apres_chaque_cri_1978

Après chaque cri,   1978

23.je_passerai_1984

Je passerai, 1984

24.le_cri_et_son_cri_1977

Le cri et son   cri, 1977

25.pour_tahar_djaout

Pour Tahar Djaout

26.stitre

Sans titre

Videos / film

Portrait de face : https://www.youtube.com/watch?v=1TUwaiLe5r8

 

Racont’Arts : https://www.youtube.com/watch?v=BbueqCDQ0K0

Extraits du film « Denis Martinez, un homme en libertés« , un film de Claude Hirsch
https://www.youtube.com/watch?v=hZPuOZ7hoLw

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