19 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

Paintures algériennes 5 : Aksouh Mohamed

 

01.Aksouh_photographié_ par_Hamid_Tibouchi

Aksouh, photographié
par Hamid Tibouchi

Mohamed Aksouh, peintre et graveur non-figuratif algérien, appartenant à la génération des « fondateurs » de la peinture algérienne moderne. Originaire d’Azazga, Il naît le 1er juin 1934 à Saint-Eugène, une municipalité à l’ouest d’Alger, mais c’est à l’est dans le quartier du Ruisseau que s’installent quelques années plus tard ses parents. Il est l’aîné de leurs sept enfants. Il est installé en France depuis 1965.
Apprenti dès l’âge de quatorze ans il est, à partir de 1948, forgeron serrurier dans les constructions métalliques Garcia. A perdu les premier phalanges des deux index, . quelques années plus tard, lors d’un accident de travail. De 1958 à 1960 il exerce ensuite son métier comme cheminot.
A la Maison des jeunes du quartier voisin d’Hussein Dey, il s’initie le soir après son travail aux techniques de la poterie et de la céramique auprès de Nicole Algan. Travaillant les émaux, il y introduit le laiton dès 1959, pratique la sculpture et aborde bientôt la gouache, l’aquarelle et la peinture. À partir de 1960 il participe à l’encadrement de chantiers culturels, allant dessiner à Bou Haroun les barques des pécheurs. Pendant l’été 1962 un stage à Narbonne lui donner l’occasion de découvrir la France et d’aller à Paris et il est ensuite pendant trois ans instructeur d’arts plastiques à l’Éducation populaire.
Il fait la connaissance de Jean Sénac et participe à l’exposition des « Peintres algériens » pour les Fêtes du 1er novembre à Alger en 1963. Aksouh est simultanément l’un des membres fondateurs de l’Union des arts plastiques (UNAP) et participe en juin 1964 à son premier Salon mais s’y trouve assez rapidement en désaccord avec certains des professeurs de l’École des Beaux-arts d’Alger qu’il juge « trop attachés à leur formation académique » et hostiles aux tendances abstraites qu’ils méprisent. Il participe à Paris en avril 1964 à une plus large exposition des « Peintres algériens » au musée des arts décoratifs et en avril-mai à l’exposition inaugurale de la Galerie 54 fondée et dirigée par Jean Sénac où il réalise en mai-juin sa première exposition personnelle. En décembre 1965, Sénac préface l’exposition qu’Aksouh est sollicité de réaliser à Strasbourg. À cette occasion le peintre décide de quitter Alger, pour s’installer à Paris, puis à Vincennes, et se marie avec Madeleine Perret, mais présentera encore à Alger en 1966 une exposition personnelle à la Galerie Pilote dirigée par Edmond Charlot. Aksouh reprend son métier de forgeron, fabrique des rampes, travaillera dans tous les domaines de la construction métallique.
Jusqu’en 1970 les gouaches non-figuratives d’Aksouh irradient les profondeurs d’émeraude des rivages qui lui sont familiers. Il utilise pour ses peintures le tuf qu’il réduit en poudre. Les plissements de la matière y absorbent la lumière, la décomposent en une gamme changeante, passant insensiblement de transparents verts d’eau à des teintes safranées, soufrées ou violacées.  Plus proches des motifs ancestraux des tissages ou des poteries, ce sont encore des silhouettes de signes qui affleurent dans les œuvres rougeoyantes aux lueurs bleutées, qu’Aksouh réalise en 1966 sur la trame distendue de filets de sacs. Les mêmes harmonies de rouges profonds, bronzes et violets, traversent les riches matières, de ses toiles des années suivantes. À partir de 1970 un renouvellement apparaît dans la peinture d’Aksouh. En un premier temps ses toiles entraînent le regard par une succession d’aplats dont les formes épurées, traversées de bandes irrégulièrement verticales ou horizontales, structurent la composition. La riche diversité de la couleur crée une atmosphère d’irréalité féerique qui, en quelques années, se dissipe sous la pleine clarté. Sa peinture se caractérise alors par une succession, sous les lumières les plus fines, de larges aplats d’espace, gris bleutés ou ocres blonds, où transparaissent d’indécis étagements de façades, balcons, toits ou terrasses, volets et portes ou, dans un espace plus intime des entassements diaphanes d’objets, rayons ou piles de livres.
En 1970 il crée de nouveaux bas-reliefs, assemblant et soudant des fragments de métal martelés sur son enclume. La manière toute personnelle, dérivée de la sculpture qu’il a d’abord pratiquée, dont Aksouh aborde la gravure, lui permet de détourner en un exercice esthétique les outils et les gestes de son métier et de poursuivre différemment sa quête de la lumière. À partir des années 1980, deuxième partie de sa « période blanche« , sa démarche semble conduire Aksouh à accommoder de plus près encore sur le flux solaire qui, selon son intensité, colore et décolore les choses. Aksouh a réalisé de nombreuses expositions en France, à Paris et en province, en Suisse, à Alger et dans le Monde Arabe. (D’après Wikipedia).
La peinture d’Aksouh ne raconte rien et ne se raconte pas. Elle est une confidence, un murmure. Elle est dans la signifiance pure. L’artiste ne cherche pas à représenter. Il se détourne en effet des formules concrètes et opte pour le jeu formel et coloré que déclenche le souvenir transmué en réalité seconde. Chez lui, les songes et les rêveries font remonter des images qui lui permettent de donner une cohérence à son langage plastique. (http://www.artdansleruisseau.com/?Artistes:Mohamed_AKSOUH).
La peinture d’Aksouh est une peinture contemplative, sereine et vivante. L’artiste joue avec subtilité entre l’abstraction symbolique – fortement ancrée dans les traditions plastiques arabes – une œuvre au seuil de la modernité picturale. (http://wp.galerie-mariedemange.com/?page_id=174)

 02.Champ-doliviers

Champ d’oliviers

03

04

05

06

07

08

09

10

11

12

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Asileps |
JE SUIS QU' ACCESSOIRE |
Dangerporno |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Ar'Color -Agence de co...
| Nonalareforme
| Democrature