12 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

Miniatures algériennes 2 : Mohammed Racim

 

 

 

 

 

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Mohammed Racim est un peintre algérien, calligraphe, miniaturiste, fondateur de l’École algérienne de miniature. Il étudie son art à l’école des Beaux arts d’Alger. Il fut spécialiste de calligraphie arabe, enluminée et miniaturiste. Ses œuvres seront exposées à Alger, Paris, au Musée Galliera, au Caire, à Rome et Vienne. La découverte de la miniature persane marque, après l’atelier de la Casbah et le cabinet de dessin, une seconde étape dans l’apprentissage de   Mohamed Racim. Elle fut décisive lorsque Nasreddine Dine lui confie, en 1916, l’ornementation du livre La vie de Mohamed. Ayant atteint une certaine notoriété, Racim entreprend son premier voyage en quête de l’histoire de l’enluminure et la miniature. Il visite successivement Paris, Cordoue et Grenade où l’art de la miniature était florissant. Au retour, il exécute des   travaux divers entre autres la décoration du texte des Mille et une nuits de Joseph-Charles Mardrus. Après un bref et discret passage au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, il voyage encore, à Londres, au Caire, à Rome, Vienne, Bucarest et Stockholm où il expose la somme de ses ouvrages, au musée Gallieni, à Paris, où il monte sa première exposition, il reçoit un accueil enthousiaste tant de la part du public que de la presse qui saluent en lui l’artiste qui monte. Dès 1934, il se consacre à l’enseignement à l’École des Beaux arts d’Alger. Sa miniature renvoie par ses descriptions à la société algérienne d’antan, images toutes en poésie, dénotant une extrême sensibilité et un souci permanent de rapporter   fidèlement des scènes de la vie sociale, dans des décors minutieusement étudiés, comme les avaient conçus les artisans décorateurs de l’époque. Minutie, patience, poésie, sens du décor, sûreté de main, choix des nuances, sont autant de facteurs qui président aux créations de Racim qui n’avait fait qu’une coure incursion dans la peinture à l’huile. Il meurt le 30 mars 1975, assassiné avec sa femme. dans leur demeure à Alger.(Wikipedia)
Mohamed Racim a compris que la lutte peut aussi être menée sur le front de l’art. Et c’est pour cela qu’il veut que dans son œuvre, tout soit faste, somptueux et grandiose, comme l’était l’Algérie avant l’ère coloniale et comme il la voulait après l’indépendance. Racim voulait réveiller la fierté en son peuple, exciter son amour-propre et sa nostalgie. Les convictions les plus profondes et les plus souveraines de Racim sont allées à la rencontre de son peuple et de son pays pour corriger leur histoire falsifiée par les occupants.
Ses miniatures ont été rassemblées dans plusieurs ouvrages dont La vie musulmane d’hier et Mohammed Racim miniaturiste algérien. Hors des chemins balisés de l’enluminure et de la miniature des écoles persanes et turques, tombées en léthargie depuis le XVIIIème siècle, il crée l’Ecole Algérienne de miniature. Il eut également le grand mérite d’avoir formé une génération de disciples, laquelle par son talent se rendit tout aussi célèbre et a maintenu vivante en l’enrichissant, l’œuvre du grand maître. (http://www.el-mouradia.dz/francais/algerie/portrait/portrait.htm).
Georges Marçais (1876-1962) l’éminent universitaire arabisant, enseignant à la Faculté des Lettres d’Alger et spécialiste de l’art musulman, a publié en 1960 un superbe recueil La vie musulmane d’hier vue par Mohammed Racim (édition Arts et Métiers graphiques. Paris). Il travaillait en étroite symbiose avec son frère Omar, lui-même professeur de calligraphie et d’enluminure. Il décède, ainsi que son épouse à El-Biar, en 1975, dans des circonstances   tragiques et jamais élucidées. (http://www.memoireafriquedunord.net/biog/biogHC_Racim.htm)

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Galère devant Alger. Alger avec ses remparts, les villas blanches, mais surtout le soleil qui vient de disparaître, sa lumière qui caresse les nuages et  éclaire la crête des mille petites vagues qui dansent autour de la galère.

02.babaarroudj

Baba Aroudj (Barberousse). Effigie de Khair Eddine qui rattacha la cité des corsaires à la Porte ottomane. Figure de lutteur et de maître, qui sait, au besoin par la terreur, imposer sa volonté souveraine. Au fond, un chebec (petit bateau).

 03.bataillenavale

Bataille navale qui évoque les guerres
dans le bassin méditerranéen pour le trafic
ommercial maritime

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Emir Abdelkader. Leader de la résistance
contre le colonialisme français
entre 1832 et 1847.

05.danseuses_orientales

Danseuses orientales. Ces almées viennent - elles d’Andalousie ou du Levant ? L’artiste, lui n’avait en
vue que son plaisir et le nôtre a exprimé l’unité de la civilisation orientale, qui s’étendit avec l’Islam,
du Golfe du Bengale aux Pyrénées

06.jardinAlger

Jardin d’Alger. L’allée centrale est coupée par des escaliers de marbre qui amènent à une vasque. On remarquera les platanes, les orangers, les arbustes fleuris et le palmier. Familiarité du Paradis terrestre.

07.nuits_ramadan2

Nuits du ramadan. La lune de Ramadhan
brille sur la baie d’Alger
. La traînée d’or de
sa lumière s’étend sur la mer calme ; elle
inonde de blancheurs les terrasses, les
minarets et les coupoles, mettant une
sérénité au dessus des agitations de la ville.
Tout un monde éveillé : boutiquiers, femmes,
hommes, enfants, notables, religieux

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Au lendemain de mariage. A noter la vie intense des parentes et amies de l’épousée, venues lui témoigner sympathie et admiration. Les costumes et les étoffes sont somptueux ainsi que les musiciennes et la         richesse des plateaux de friandises

09.scenedechasse

Scène de chasse. Vue panoramique de la campagne nord-africaine, depuis le pays voisin de la mer, où les torrents bondissent sur les rocs et où les fleurs      égaient la prairie, jusqu’aux confins du désert, où les montagnes dénudées barrent 1′horizon et où les palmiers élèvent leur panache dans le ciel sans nuage.

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Préparation de la mariée. Que le mariage soit arrangé ou le fruit d’un amour, les familles algériennes ne faillissent jamais au « protocole », et les traditions algériennes ne laissent rien au hasard

Philatélie

T01.racim_mhd_expo_paris

Exposition Internationale de Paris. Pavillon algérien.
(4 mai au 27 novembre 1937).

T02.racim_mhd_prise_constantine1937

Centenaire de la prise de Constantine.
Vue de Constantine, en 1837

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 A gauche. Toilette de la mariée. Jour exceptionnel dans la vie de toute femme, le mariage se prépare en s’accompagnant de tout un cérémonial. Objet des plus délicates attentions, la mariée est vêtue d’étoffes soyeuses et de velours richement travaillés et parée telle une reine.
A droite. Emis au profit des sinistrés d’Orléansville.  Zone d’activité sismique en permanence, la région a été ébranlée par un terrible tremblement de terre le 10 octobre 1980, Comme pour conjurer le sort qui a endeuilli la ville maintes fois (quatre en l’espace d’une cinquantaine d’années) suite à de tremblements de terre successifs et forts (1922, 1934, 1954, 1980), les autorités ont décidé de rebaptiser la ville qui porte depuis 1981 le nom de Chlef
 .

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A gauche. Enluminures. Musiciens (Rabab et Luth). Des noubas de la musique andalouse, héritées de la musique arabe, elle-même combinaison des vieilles civilisations orientales, aux « qçidate chaâbi » – genre purement algérois –, il y en avait pour tous les goûts. Les musiciens étaient issus de toutes les classes et de toutes les écoles et chacun avait son style propre à lui.
A droite. Enluminures. Musiciennes (Derbouka et Tara). Cette miniature évoque à elle seule toute la beauté des orchestres féminins de l’époque qui faisaient le bonheur des convives lors des fêtes familiales organisées dans le vieil Alger. Le conservatisme de la société musulmane obligeait les femmes à ne pas se mélanger à la gent masculine. Aussi, c’étaient des musiciennes qui animaient les qaâdate et autres cérémonies de mariage

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 A gauche. Retour des Cendres de l’Emir Abdelkader. Effigie de l’Emir Abdelkader. Le 5 juillet 1966, était célébré le retour des cendres de l’Emir Abdelkader, ensevelies dans le carré des martyrs du cimetière El Alia. La dépouille de l’Emir Abdelkader, mort le 22 mai 1883 à Damas, en Syrie, avait reposé durant plus de quatre-vingts ans dans l’ancienne capitale des Omeyyades.
A droite. Barberousse devant l’Amirauté. Khayr-Eddine Barberousse, ce marin a marqué l’histoire d’El Djazaïr El Mahroussa (Alger la bien gardée). Au service du sultan Selim Ier, il bâtit la fortune et la réputation de l’Empire ottoman par un sens aigu de la stratégie et du commandement.  Né en 1466 dans l’île de Lesbos et mort en 1546 à Istanbul, il est considéré, avec le Génois Andrea Doria, comme le plus grand corsaire de tous les temps.

T09.racim_mohd.Cavalier

Cavalier, représenté sur sa 
monture, fier et majestueux.

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Princesse algérienne et Gazelle

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T12.racim-mod.moudjahid

A gauche. Œuvres de guerre. Une famille.
A droite.
Journée du Moudjahid. En 1966, l’Algérie commémore officiellement le 10ème anniversaire de la Journée du moudjahid. Cette journée du 20 août correspond à un double anniversaire : celui de l’offensive généralisée en 1955, menée sous le commandement de Zighoud Youcef dans le Nord-Constantinois et la tenue du congrès historique de la Soummam en 1956 dans le village d’Ifri Ouzellaguen.

 

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