05 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

Peintres algériens 2 : Mohammed Khadda

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00b.SignatureKhadda

Mohammed Khadda, né le 14 mars 1930 à Mostaganem et mort le 4 mai 1991 (à 61 ans) à Alger, est un peintre, sculpteur et graveur algérien. Il est considéré comme l’un des « fondateurs » de la peinture algérienne contemporaine et l’un des principaux représentants des « peintres du signe ». En 1942, la famille fuyant la famine et partant à pied à Tiaret, il porte alors son frère sur ses épaules. La tante qui l’héberge n’étant pas moins misérable, c’est trois mois plus tard le retour à Mostagnem où il se trouve repris à l’école. En 1943 il reçoit le diplôme qui donne accès au lycée. Il est temps pour son père qu’il trouve un travail mais son instituteur lui obtient un an de répit puis en 1944, Khadda ayant obtenu certificat d’études, le fait embaucher à l’imprimerie de « Aîn Sefra ». Il y commence à dessiner et faire des croquis pour les imprimés à réaliser. Le soir il fait de la reliure, lisant les livres qui lui sont confiés, Hafid, Djami, Omar Khayyam, Mohamed Abdou, Taha Hussein, Gide, André Breton, Cocteau.
Autour de 1947 Khadda rencontre Abdallah Benanteur, s’inscrit à une école de dessin par correspondance, réalise ses premières aquarelles, puis des pastels et des peintures. En 1948 il va rendre visite avec Benanteur à un ami hospitalisé au sanatorium de Rivet et découvre le Musée des Beaux-Arts d’Alger où il voit longuement les toiles de Delacroix, Fromentin, Chassériau, Dinet, les sculptures de Rodin et de Bourdelle.
En 1953 Khadda et Benanteur arrivent à Paris où ils visitent longuement musées et galeries. Khadda dessine le soir à l’Académie de la Grande Chaumière de Montparnasse, se lie avec le romancier Kateb Yacine, milite pour l’indépendance de l’Algérie et adhère au Parti communiste. Après avoir participé à plusieurs expositions collectives et salons, notamment celui des réalités nouvelles en 1955, 1957 et 1958, il réalise sa première exposition personnelle en 1961.
Mohammed Khadda rentre en 1963 en Algérie. Il participe à l’exposition des « Peintres algériens » organisée la même année à Alger pour les « Fêtes du 1er novembre » et préfacée par Sénac puis en 1964 à celle qui est présentée à Paris au Musée des arts décoratifs. Membre fondateur en 1964 de l’ »Union Nationale des Arts Plastiques » dont il est le secrétaire de 1972 à 1975, il y défend la peinture non figurative violemment dénoncée à cette époque, illustre plusieurs recueils de poèmes (Jean Sénac, Rachid Boudjedra) et crée des décors et costumes pour les Théâtres d’Alger et d’Oran (Abdelkader Alloula). Il expose en 1966 à Alger à la galerie Pilote animée par Edmond Charlot.
En 1971 paraissent ses Éléments pour un art nouveau, introduction à l’histoire de l’art en Algérie depuis les fresques du Tassili, l’art berbère de Kabylie et l’art arabe jusqu’aux premiers peintres algériens et le « nouveau souffle » de la génération suivante.
Mohammed Khadda travaille, entre 1973 et 1976, à la réalisation de plusieurs peintures murales collectives, accompagne de ses dessins, dans les années 80, plusieurs recueils poétiques et rassemble en 1983 dans Feuillets épars liés la plupart de ses articles et préfaces.
Il participe en 1986 à l’exposition inaugurale des collections permanentes de l’Institut du monde arabe de Paris.
Khadda préface en 1989 L’Arbitraire, texte (sur la torture) et poèmes de Bachir Hadj Ali, en 1990 un livre sur Mohamed Racim. Il œuvre simultanément à la constitution de sections algériennes de la Ligue des droits de l’homme et d’Amnesty International.
Après sa mort en 1991 de nombreuses expositions des œuvres de Khadda ont été organisées en Algérie et en France.

01.apreafique

Âpre Afrique:   aquarelle exécutée à Alger en 1974, qui joue sur l’économie
  de la couleur et la richesse de la texture (aquarelle rehaussée d’encre et de   pastel)
  pour introduire à une Afrique difficile d’accès pour celui qui ne sait pas   voir
   sa transparence et sa luminosité par   delà son aspect sombre.

02.Vent_du_sud

Vent du sud

03.sources_du_sel

Aux sources du sel : exécutée en   1989, cette aquarelle allie la solidité de la
structure  à l’harmonie des couleurs pastel pour   ressusciter le rêve ancien
des précieuses caravanes convoyant les richesses d’antan.

04.alphabet-libre_1954

Alphabet libre.

05.Midi_en_steppe

Midi en steppe.

06.Solstice_hiver

 Solstice d’hiver

07.Maghreb_bleu

Maghreb bleu.

08.psalmodie_oliver

Psalmodie pour l’olivier : Toile de 1966 à Alger.   L’olivier est le thème de
prédilection  de l’artiste qui y trouve   matière à décliner son écriture personnelle
du monde en même temps  que la   configuration torturée de cet arbre lui offre un
support  précieux pour les   métamorphoses des formes qui peuplent son imaginaire

09.meridienzero

Méridien zéro : Toile exécutée à Paris en 1958. Le titre   fait allusion à
l ‘embouchure de la Chiffa  (rivière qui traverse une partie du centre
de l’Algérie du nord au sud) à   proximité de Mostaganem.

10. asbah

Les casbah ne s’assiègent pas.

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